Les Enfoirés, dans les coulisses du concert événement


Par publié le 11/03/2015 à 10h00


À l’écran, la bonne ambiance sur la scène et dans le public ne fait aucun doute. Ça donne envie ! Mais en réalité, comment se passe un concert des Enfoirés ? Nous y étions, on vous dit tout.

Quelle foule ! Ils sont nombreux ce samedi à attendre devant l’Arena de Montpellier. Certains sont arrivés à l’aube, bravant le vent glacial. Avoir les meilleures places dans la fosse, ça se mérite ! Et quand les portes s’ouvrent, c’est la course. Bien sûr, ceux qui ont pu s’offrir une place numérotée dans les gradins sont un peu moins stressés. Tout le monde est installé, le spectacle peut donc commencer. Ah non, les artistes ne sont pas encore tout à fait prêts. Alors, pour nous faire patienter, on nous projette sur un grand écran des extraits des concerts des années précédentes. Personne sur scène, le public s’échauffe en chantant. Chaude ambiance ! Que se passe-t-il ? Les gens hurlent et la fosse se resserre pour accueillir les artistes qui traversent la foule, avant de monter deux par deux sur des mini-scènes dispersées dans toute la salle. Belle entrée en matière. Tiens, on remarque quatre énormes prompteurs disposés dans les coins de la salle. Mieux vaut être prudent et éviter les trous de mémoire ! Les portables et tablettes crépitent. Chacun veut rapporter un joli souvenir. C’est parti pour cinq heures de concert. Oui, cinq heures ! Si, à la télévision, le show des Enfoirés ne dure que 2h30, pour ceux qui se déplacent, il y a de sacrés bonus. Comme d’habitude, Mimie Mathy joue la maîtresse de maison et s’adresse directement au public, expliquant un peu le déroulement de la soirée.

De « Je te donne » à NTM

Entre chaque tableau, un des artistes vient chanter, pendant que les techniciens changent le décor. Il faut l’avouer, tous les participants n’ont pas la même cote auprès du public. Lorsque Patrick Bruel vient faire un petit intermède sur le devant de la scène, tout l’Arena de Montpellier s’enflamme. Incroyable ! «Je sais qu’il y a des gens qui viennent en espérant me voir, nous confie-t-il en coulisses, c’est pour cette raison que je bloque ma semaine longtemps à l’avance, pour être présent sur les sept concerts. Pourquoi je serais là pour ceux du samedi et pas pour le public du mercredi ?» Les tableaux s’enchaînent, alternant chansons et sketches. M. Pokora, Michaël Youn et Emmanuel Moire viennent proposer à Jean-Jacques Goldman et Maxime Le Forestier de nouvelles versions de La Chanson des Restos. Un moment vraiment très drôle et étonnant lorsque l’auteur de Je te donne se met à chanter du NTM. «Jean-Jacques, c’est vraiment le patron, commente Gérard Jugnot. Rien ne lui échappe, mais il ne veut plus chanter en dehors de tableaux.» Pourtant, le public ne cesse de le réclamer en criant son nom. Mais il ne viendra pas. À la place, arrive Michaël Youn, qui fait bouger toute la fosse au rythme de Fous ta cagoule ! En une fraction de seconde, la salle se calme sur la chanson Ça ira mon amour. Pendant que des enfants font une danse orientale, Michèle Laroque, Jean-Louis Aubert, Zaz et M. Pokora tiennent des drapeaux où est inscrit Liberté Chérie. L’allusion est claire et l’émotion palpable. C’est beau, mais pas question de faire retomber l’ambiance. On l’a vu, Patrick Bruel déchaîne la foule, mais il n’est pas le seul. La relève est là avec Emmanuel Moire, qui lui aussi met le feu à la salle. «Chanter pendant un changement de décor, c’est un petit cadeau pour le public, ditil. C’est vrai que lorsqu’il nous réserve un aussi bon accueil, ça fait du bien, mais ce n’est pas forcément le but des Restos. C’est avant tout un spectacle collectif. Et franchement, je crois que ça fait du bien à tout le monde après les événements dramatiques de janvier de se donner la main pendant un concert.» Et de rire ! Que ce soit sur un vélo, déguisés en postiers ch’tis ou pendant une leçon d’anglais hilarante, le duo Dany Boon et Kad Merad fait des merveilles. Au fait, il paraît que Kad est le plus farfelu de toute la troupe. Quelqu’un peut-il confirmer ? «C’est un euphémisme, dit Corneille en riant. Juste après, il y a aussi Michaël Youn, mais lui, il dose, alors que Kad Merad, il est à 100 % !». La vérité sort de la bouche des copains. Voilà enfin tous les artistes réunis sur scène pour chanter Happy de Pharrell Williams. Quel magnifique titre pour clôturer la soirée. C’est fini. On n’a pas vu passer les cinq heures et c’est avec le sourire qu’on quitte la salle. Promis, on reviendra l’année prochaine !