« Club des 27″, le cercle des icônes disparues trop tôt


Par publié le 01/08/2015 à 02h00


Jimi Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain, Jim Morrison, Brian Jones et plus récemment Amy Winehouse... Toutes des rock-stars, voire des icônes, qui partagent un étrange point commun : toutes sont décédées à l'âge de 27 ans dans des circonstances tragiques. D'où ce macabre "Club des 27". Pure coïncidence ou malédiction ?

Tout comme la barre fatidique des 33 ans, connue pour être l’âge de la mort du Christ, le cap des 27 ans est à sa façon entré dans la mythologie pop et rock, comme un symbole de la culture populaire. Si ce n’est le bluesman Robert Johnson, décédé le 16 août 1938 de mort inconnue, à 27 ans et 100 jours, et qui a inauguré ce fameux «Club des 27», ce sont les «3 J» (Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison) qui ont sans le vouloir donné vie à ce mythe en trouvant la mort tous les trois au tout début des années 1970, à quelques mois d’intervalles, à 27 ans. Entre juillet 1969 et juillet 1971, ce ne sont pas moins de cinq artistes mondialement célèbres qui meurent au même âge. Le 3 juillet 1969, Brian Jones, cofondateur et guitariste des Rolling Stones, est retrouvé mort, noyé dans sa piscine, des circonstances étranges, non encore élucidées aujourd’hui. Puis, c’est l’escalade. Le 3 septembre 1970, Alan Wilson, chanteur du groupe Canned Heat, meurt d’une overdose à 27 ans et deux mois. Le 18 septembre, c’est au tour de Jimi Hendrix, étouffé dans son vomi, qui succombe à 27 ans et 10 mois à un cocktail d’alcool et de médicaments. Cette icône rock par excellence, devenue culte, n’aura laissé derrière elle que quatre albums ! Quelques semaines plus tard, le 4 octobre, Janis Joplin est victime d’une surdose d’héroïne, à 27 ans et 8 mois. Une série de décès qui se prolonge, le 3 juillet 1971, avec Jim Morrison, chanteur du groupe The Doors, victime d’une crise cardiaque.

Des stars trop vite disparues

Une suite macabre qui plonge le monde du rock dans le noir et fait écrire, en novembre 1970, à Philippe Paringaux, rédacteur en chef du magazine Rock & Folk : «Les morts se succèdent et le monde, bientôt, ne s’étonnera plus. Il aura accepté, une fois pour toute, cette évidence que les musiciens pop «avec la vie qu’ils mènent» sont destinés à mourir plus tôt que les Académiciens (…) Pourquoi se demandent les gens normaux, tous ces musiciens meurent-ils à 20 ans ? Parce qu’on les y oblige… parce qu’ils devaient se réaliser totalement dans le temps le plus court possible et que pour eux, les semaines étaient des années.» Puis il y eut Chris Bell du Groupe Big Star, décédé le 27 décembre 1978 d’un accident de voiture ; Kurt Cobain, le 5 avril 1994, chanteur et cofondateur de Nirvana, qui se suicide par balle, ce qui fera dire à sa propre mère : «Il est parti rejoindre ce club stupide. Je lui avais pourtant dit de ne pas le faire.» 27, un chiffre maudit qui se fera oublier jusqu’au 23 juillet 2011 et l’annonce du décès, sans doute par overdose, de la chanteuse Amy Winehouse, une étoile filante qui laissera une empreinte indélébile dans l’histoire de la pop. Cette disparition la fait entrer dans le club de ceux qui «vivent rapide, mais ne meurent jamais réellement». Les plus superstitieux seront rassurés d’apprendre qu’une étude de chercheurs australiens démontre que la «malédiction» des chanteurs morts à 27 ans ne serait qu’une légende. «Oui, reconnaît cette étude, la célébrité peut augmenter le risque de décès chez les musiciens, mais le risque ne se limite pas au cap des 27 ans qui n’est en aucun cas fatal.».

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