Stéphane Plaza : « Je suis un homme libéré »


Par publié le 03/06/2015 à 06h30


Véritable hyperactif, l’animateur promène sa folie douce dans "À gauche en sortant de l’ascenseur", une pièce de théâtre que M6 retransmet en direct cette semaine.

Stéphane Plaza en direct sur M6

– Après tous ces mois passés dans la peau de Yann, est-ce que vous continuez à éprouver une forme d’angoisse au moment de  monter sur scène ?

Oui, j’ai encore le trac et je l’aurai toujours. C’est assez fluctuant… Mais lorsque j’ai commencé à jouer, j’avais un stress encore plus fort parce que je suis un personnage public. Je savais que j’étais attendu au tournant…

– À l’avenir, ne souhaiteriez-vous pas incarner un rôle de composition, un héros moins proche de ce que vous êtes dans la vie ?

Ce qui est dangereux, c’est justement quand on incarne quelqu’un très proche de soi. Il y a toujours le risque de trop en faire. Quand les gens rient, on peut facilement ne pas être juste. Donc, oui, je me laisserais bien attirer par une partition plus dramatique. Mais je n’ai pas d’objectif précis… Ce qui est sûr, c’est qu’il y a eu un avant et il y a désormais un après. Aujourd’hui, je suis un homme apaisé, libéré. Je réalise un rêve d’enfant.

– Avez-vous aujourd’hui le sentiment d’avoir réussi votre pari de devenir comédien ?

Pour moi, la victoire est faite car les gens paient depuis plus d’un an pour nous voir. On a même rempli la salle pendant la Coupe du monde de football, c’est dire ! Si on ne fonctionne que sur l’effet de curiosité, on attire pendant trois semaines, peut-être un mois, pas davantage. Alors, je suis rassuré sur ce qui m’arrive. Cela dit, la vérité d’un jour n’est pas toujours celle du lendemain.

La rançon du succès

– Maintenant que vous avez goûté à l’ivresse des planches, gardez-vous le même appétit pour le petit écran ?

Oui, je suis toujours content de me lever le matin, même à 7 heures, et je me marre toujours autant. J’ai mes instants de folie, je me déguise… Et puis je me rends compte que je suis toujours là au bout de dix ans alors que d’autres sont sortis du circuit. J’ai l’immense chance de pouvoir continuer à faire les choses que j’aime.

– La médiatisation ne vous a apporté que du bon, à vous entendre…

On met beaucoup plus de temps à aller chercher ses croissants le matin et ce n’est pas très facile de manger au restaurant. Et le succès, ça peut aider à vendre des appartements, mais ça attire surtout plus de «casse-couilles» qui croient que vous pouvez accomplir des miracles… En revanche, on m’avait dit que quand je serai animateur, je ferai plus l’amour. Eh bien, c’est faux ! (rires) Mais j’ai trouvé une grande copine, Karine Le Marchand. La preuve que l’amitié, ça existe à la télévision ! Et je suis aussi très lié à Virginie Guilhaume et à Cyril Hanouna. On n’est pas jaloux du succès des uns et des autres, même quand on a des audiences un peu moindres.

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