Matthieu Delormeau (NRJ 12) : « J’en ai assez d’avoir à me justifier »


Par publié le 21/03/2015 à 11h00


Toujours aux manettes des Anges, pour la septième saison, le présentateur star de NRJ 12 défend bec et ongles son émission, en dépit des critiques qu’elle suscite et de ses audiences pas toujours explosives. Rencontre musclée.

« La téléréalité, c’est comme l’immobilier »

- N’avez-vous pas l’impression que Les Anges commencent à s’user et à lasser le public ?

Sur quoi vous basez-vous pour dire que cela s’essouffle ? J’en ai assez de lire ça dans la presse et d’avoir à me justifier. En termes de scores, la saison 6 a été la plus forte que nous ayons jamais effectuée. Alors que je ne pense pas que cela s’érode. La téléréalité, c’est comme l’immobilier, on pousse des cris d’alarme, on allume les warnings, mais le résultat, c’est que ça continue à marcher.

- On a néanmoins l’impression de voir toujours les mêmes séquences dans ce type de programme. Ne doivent-ils pas évoluer ?

Nous travaillons à ce changement. D’ailleurs, NRJ 12 a toujours été très créative. C’est même selon moi la chaîne la plus imaginative de la TNT. Ce qui nous a valu d’ailleurs d’être systématiquement copiés, sur la téléréalité mais aussi sur la scripted-reality et la reprise des télé-crochets. Nous avons été les premiers, en remettant en selle Star Academy, avant que D8 ne le fasse pour Nouvelle Star.

- Est-ce que mettre les participants nus, comme l’a fait D8 dans Adam recherche Ève, est une bonne idée pour renouveler le genre ?

J’attends vraiment de regarder le programme, ce que je n’ai pas encore eu l’occasion de faire. Mais j’applaudis des deux mains le coup de com’. Il y a le savoir-faire et le faire-savoir, et de ce côté-là, c’est réussi : tout le monde en parle !

FX, Nabilla, Loana : les dangers de la télé-réalité

- À 41 ans, n’aspirez-vous pas à vous tourner vers des magazines plus enrichissants, intellectuellement parlant, que Les Anges ?

Est-ce que le but des Anges, c’est que cela nourrisse mon âme ? Moi, je fais une émission de divertissement. C’est cela son but… Les journalistes ont tendance à penser que si vous animez ce type de format, votre vie se résume à cela. Mais je fais beaucoup d’autres choses. Simplement, c’est ma récréation. Avec Les Anges, je m’amuse !

- Ces dernières années, on a assisté à des tragédies en séries dans le milieu de la téléréalité, avec les affaires FX, Nabilla, Loana ou Ayem. Que répondez-vous aux gens qui accusent ces émissions d’être une machine à broyer ?

Il y a très peu de drames par rapport à la masse de candidats qui y participent. Mais on a la fâcheuse tendance à ne retenir que les rares cas de ceux qui ont dérapé. Je trouve que c’est un amalgame assez insupportable. Quel rapport, par exemple, entre la tentative de suicide d’Ayem et la téléréalité? Il peut s’agir d’une déception amoureuse, par exemple. De la même façon, Loana traînait déjà des grosses valises affectives avant d’entrer dans le Loft. ll faut donc arrêter de réduire la téléréalité à ces seules personnalités…

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