Tu es mon fils – Charles Berling : « La priorité donnée à mon fils n’est pas négociable »


Par publié le 23/02/2015 à 10h00


Habitué aux planches et au grand écran, l’acteur fait un détour par la case télé pour incarner le père d’une famille recomposée, qui voit son petit monde vaciller lors d’une affaire de meurtre.

Un personnage dans le déni

- Paul, votre personnage dans Tu es mon fils, n’est-il pas au départ dans le déni de ce qui arrive ?

Je crois qu’il a au contraire un mauvais pressentiment et qu’il est profondément secoué. Mais il ne peut pas s’imaginer le pire, alors que Claire, sa compagne, a déjà un pied dedans. C’est pour cette raison qu’il fait plutôt le choix de la rassurer.

- En tant que parent, acceptez-vous l’idée qu’on puisse préserver son enfant quelle que soit la gravité de ses actes ?

Oui, je comprends ce soutien inconditionnel que Claire témoigne à Raphaël. C’est justement ce que je trouve bouleversant et très beau dans ce film. L’amour maternel fait qu’elle peut aller très loin dans la compréhension.

- Vous avez dit dans une interview avoir vécu une relation conflictuelle, mais passionnelle, avec votre maman. Aurait-elle été capable, elle aussi, de vous protéger de tout ?

Totalement ! Je ne doute pas une seconde qu’elle l’aurait fait. Ma mère était d’ailleurs un vrai paradoxe, car elle a toujours dit qu’elle ne voulait pas d’enfants. Or, elle en a eu six…

Comédien de père en fils

- Sans tomber dans une situation extrême, comme dans cette fiction, comprenez-vous qu’il puisse y avoir des conflits de loyauté au sein d’une famille recomposée ?

Oui, parce que je me suis moi-même retrouvé plusieurs fois dans ce cas de figure. Or, la priorité donnée à mon fils n’est pas négociable. Si on touche à Émile, je m’en vais…Ici, c’est d’autant plus déchirant que Paul et Claire, nos personnages, sont très épris l’un de l’autre. Mais elle n’est pas la chair de sa chair et ses enfants à elle, non plus…

Connaissant l’âpreté de ce métier, a-t-il été facile pour vous d’admettre qu’Émile devienne comédien comme vous ?

C’était délicat. Mais la question que je me suis posé a plutôt été : « De quelle façon peut-il être heureux ? En choisissant cette voie ou pas ? » . Or, il se trouve qu’il est doué dans ce domaine. Mais il est jeune, il a encore le temps de changer d’avis…

- Vous alternez cinéma, théâtre et télévision. Est-ce une volonté délibérée de votre part de ne pas vous laisser enfermer dans un seul univers ?

Ce n’est pas par la négative que je procède. Je suis fan d’art dramatique sous toutes ses formes. Quand je vais vers un projet, c’est qu’il me plaît. Peu importe à quel support il est destiné. Je ne fais pas de hiérarchie, je ne raisonne qu’en fonction des opportunités qu’il m’offre.

A VOIR : 

Tu es mon fils

Téléfilm dramatique

Lundi 23 février, à 20 h 55 sur TF1