Si Pagnol nous était conté…


Par publié le 08/09/2014 à 12h04


Dans quatre de ces romans, le grand écrivain marseillais a tout dit de sa jeunesse : l’école, les vacances dans les collines, les premiers amours, la rentrée au lycée…

Dans Le Temps des secrets – Le Temps des amours, le jeune Marcel Pagnol parcourt les sentiers escarpés de sa chère Provence et s’apprête à devenir un adulte. Ce téléfilm tendre et attachant se déroule dans des décors si merveilleux que chaque scène est un régal pour les yeux.

 

 

Une oeuvre à voir, car si l’on veut pénétrer l’univers de Marcel Pagnol, il faut absolument revenir à son enfance et marcher sur les pas du petit Marcel. Choyé par ses parents, sa tante Rose et son oncle Jules, ce fils d’instituteur vit heureux à Marseille, où son père Joseph a été muté. En 1904, la famille loue une villa, près du village de La Treille, pour y passer des vacances. L’auteur en parle dans La Gloire de mon père, le premier tome de ses Souvenirs d’enfance : «Alors commencèrent les plus beaux jours de ma vie. La maison s’appelait La Bastide Neuve, mais elle était neuve depuis bien longtemps.» Un événement capital pour Marcel, 9 ans, car dans ce lieu enchanteur, le petit Marseillais arpente les collines et découvre la liberté. «Ici, le bonheur coulait de source, simple comme bonjour», se souviendra-t-il.

 
L’enfance universelleSouvenirs d’enfance est une série constituée de quatre romans : La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, Le Temps des secrets et Le Temps des amours. L’histoire d’un petit Marseillais, il y a un siècle : le cocon familial, l’école primaire, les premières vacances dans les collines, les premières chasses avec son père… Dans ce Temps des secrets, l’enfance tire à sa fin, les enfants grandissent et le jeune Marcel rencontre la belle Isabelle, fille d’un poète. Les souvenirs de Marcel Pagnol sont un peu ceux de tous les enfants du monde.

 

L’écrivain expliqua d’ailleurs dans la préface de La Gloire de mon père : «Dans ces souvenirs, je ne dirai de moi ni mal, ni bien. Ce n’est pas de moi que je parle, mais de l’enfant que je ne suis plus.» Dans toute son oeuvre transparaît son amour de la Provence, ainsi que la manière de vivre, d’aimer et de souffrir de ses habitants, qui deviennent alors des héros antiques, mais toujours si proches de nous, si vivants et si vrais.