Michèle Bernier : « J’adorerais me marier »


Par publié le 01/02/2015 à 09h00


Michèle Bernier est plus pétillante que jamais dans cette nouvelle fiction. De quoi lui redonner le sourire après l’attentat contre des dessinateurs qu’elle connaissait bien.

- Dans La Stagiaire, votre personnage a, comme d’habitude, un sacré tempérament. Est-ce déterminant dans le choix de vos rôles ?

D’abord, j’adore son prénom, Constance. Quelqu’un qui a de la constance, cela augure une bonne personne. Et c’est toujours plus intéressant de jouer une femme qui s’investit à fond plutôt qu’un bout de Chamallow qui attend. J’espère vraiment que La Stagiaire va devenir une série appréciée.

- Vous avez fait des études de droit pour devenir avocate et vous vous retrouvez stagiaire auprès d’un juge d’instruction. C’est un clin d’oeil amusant…

C’est rigolo, surtout quand je pense que j’en ai bavé deux ans sur les bancs de la fac. À l’époque, je voulais devenir Gisèle Halimi. Mais j’avoue que je n’ai aucun regret. Je suis tellement heureuse dans mon métier. Qui sait, dans une autre vie, si la réincarnation existe, je serai peut-être avocate.

- Êtes-vous surprise de l’excellent accueil réservé à la pièce de théâtre que vous jouez au côté de Frédéric Diefenthal, Je préfère qu’on reste amis ?

C’est surtout merveilleux. On part en tournée pour quatre mois avec cette pièce. Ce qui m’hallucine le plus, c’est que finalement depuis trente ans que je fais de la scène, chaque spectacle est un succès.

- Vous chantez dans cette pièce. Estce un domaine que vous aimeriez développer un peu plus ?

Dans le cadre de spectacles seulement. Les actrices qui font un album, ce n’est généralement pas terrible.

- À la télévision et sur scène, vous êtes toujours très populaire. Vous êtes-vous demandé pourquoi ?

Avec mon physique de grande ronde, la télévision m’a donné la possibilité d’être complice avec les gens. Le cinéma n’est pas aussi bienveillant avec les filles comme moi.

- Avez-vous toujours autant envie de vous marier ? Est-ce envisageable pour 2015 ?

J’adorerais qu’on me demande en mariage. Ça ne m’est jamais arrivé. En 2015, ça risque d’être juste, car je n’ai pas encore trouvé l’homme idéal.

- Votre père, le Professeur Choron, était co-fondateur de Charlie Hebdo. Quel est votre ressenti quelques jours après le drame ?

On vit une sale période. Je connaissais bien Wolinski et Cabu. La liberté d’expression est indispensable, même si ça reste dangereux. Mais la réaction de la France montre à quel point il faut soutenir ces libres-penseurs. Je n’étais pas en France quand il y a eu le rassemblement, mais j’ai beaucoup marché dans ma tête.

- Comment trouvez-vous la dernière couverture de Charlie Hebdo ?

Assez acerbe, mais vraiment très bien. Les survivants ne pouvaient pas ne pas en parler.

A VOIR : 

La stagiaire

Télefilm policier

Mardi 3 février, à 20 h 50 sur France 3

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