Laëtitia Milot (Plus belle la vie) : « Je n’ai peur de rien ! »


Par publié le 14/06/2015 à 06h00


Comble du bonheur pour la comédienne, son roman est adapté à l’écran par TF1, qui lui a fait une totale confiance pour en incarner l’héroïne. Confidences d’une star en puissance.

– Vous voilà sur TF1 avec un projet qui est totalement le vôtre. Est-ce une fierté pour vous ?

Quel bonheur d’incarner un personnage que j’ai moi-même imaginé ! Je suis fière que la chaîne ait accepté l’idée et qu’elle m’ait fait confiance pour jouer Margot, cette femme qui découvre à la mort de sa mère qu’elle est le fruit d’un viol et qui cherche à se venger. Rien à voir avec mon personnage dans Plus belle la vie !

– Imaginiez-vous en l’écrivant que ce roman puisse devenir un téléfilm ?

Non. J’imaginais uniquement l’héroïne comme étant le portrait de la beauté parfaite selon moi, la peau mate, les yeux verts, les cheveux longs. Pas vraiment quelqu’un comme moi !

– Êtes-vous complexée ?

Non… Je m’accepte comme je suis, j’aurais simplement aimé être plus grande, avoir la peau plus foncée et la bouche plus pulpeuse. Pourtant, ma grand-mère est Martiniquaise.

– Les lèvres, ça peut s’arranger…

Non, je ne veux pas en arriver là ! (rires)

– Êtes-vous satisfaite du téléfilm ?

Il est à la hauteur de ce que j’imaginais. Au moment du tournage, en tous cas, j’ai eu le plus grand stress de ma vie. J’avais peur de ne pas y arriver.

– Dans la première demi-heure, on voit la mère de l’héroïne se faire violer. N’est-ce pas trop violent ?

On ne montre rien, mais il fallait en passer par là. À la base, j’ai voulu dans le livre traiter des violences faites aux femmes. C’est un sujet dont on ne parle pas assez. Beaucoup de femmes restent hélas dans la douleur et le silence.

– Margot est en pleine quête identitaire. L’avez-vous été à un moment de votre vie ?

C’est une question qui me touche car un membre de famille est dans cette situation-là, à la recherche de ses origines. Moi, j’ai grandi dans un univers structuré, avec un père militaire et une mère infirmière. Ils m’ont aimée, m’ont inculqué des valeurs. Concernant mon parcours, je voulais devenir vétérinaire, mais j’étais trop nulle en maths. J’ai commencé la danse classique avant d’abandonner à 17 ans, et c’est là que j’ai trouvé ma voie dans le théâtre, mais ça me paraissait impossible car je n’étais pas issue de ce milieu-là.

– Aviez-vous des idoles, des actrices de référence ?

Romy Schneider. Je regardais ses films et elle me faisait rêver. Sophie Marceau aussi, elle est extrêmement belle, je l’admire beaucoup.

– Cette adaptation vous a-t-elle motivée pour écrire de nouveau ou pour tenter de nouveaux rôles ?

Je voulais attendre que ce téléfilm voit le jour pour avancer sur autre chose. Maintenant que c’est fait, ça me donne des ailes ! Il faut que je m’y mette, j’attends l’idée coup de coeur. En tant que comédienne, j’aimerais tout jouer. Je n’ai peur de rien. Je suis une battante, je prends mon destin en main. J’aime jouer, ça me fait du bien, c’est mon métier qui me sauve de mes soucis.

– Et que devient Mélanie, votre personnage de Plus belle la vie ?

On ne l’a pas beaucoup vue ces derniers temps…Je vous annonce son mariage avec Étienne cet été. C’est vrai que je n’ai pas beaucoup tourné ces derniers mois… et je m’ennuie un peu.

– Vous fait-on payer le fait d’être partie travailler pour TF1 ?

Je ne sais pas… Trois points de suspension (rires).

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