Kev Adams : « Soda va me manquer »


Par publié le 23/12/2015 à 02h00


L'humoriste met un point final cette semaine à l'aventure de Soda avec un grand format en prime time. Il revient pour nous sur ces quatre ans passés dans la peau d'Adam Fontella.

Que vous inspire cet adieu à la série qui vous a révélé ?

Beaucoup de nostalgie ! C’est un vrai mélange de sentiments, d’abord la joie de partir sur un grand succès. Mais forcément, on a vécu ensemble seize heures sur vingt-quatre pendant des mois. Alors, on ne peut être que triste de se quitter. Soda va me manquer !

Personne, parmi les acteurs de Soda,, ne vous a reproché votre décision d’arrêter ?

Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler avec chacun… En tout cas, pour William Lebghil, Gaël Cottat et moi, ça n’avait pas de sens de continuer. Déjà, à la fin de la troisième saison, on sentait qu’on arrivait au bout de nos personnages.

Pourquoi n’avez-vous pas imaginé prolonger Soda dans un contexte plus adulte, par exemple hors du giron familial ?

Les producteurs nous l’ont proposé et on aurait pu le faire, mais on se serait éloigné de ce qu’est la série. Certains programmes courts comme Kaamelott ou Camera Café avaient la trame pour durer quinze ans. Mais comme Soda est centré sur l’adolescence, on savait d’avance qu’il y aurait une date de péremption…

Seriez-vous à nouveau tenté par un rôle récurrent dans une série ?

Oui, j’ai très envie de refaire de la télévision. En France, on a toujours cette obsession qui consiste à vouloir que les artistes changent de registre. Mais moi, j’adore la comédie. On peut tout raconter et tout faire passer par le rire…

Quels sont les moments les plus inoubliables de cette épopée Soda ?

Tout a été magique. Il y a eu autant de moments graves que d’instants de délire. (rires). Une fois qu’on vous a costumé en Batman à 6 heures du matin, vous ne craignez plus rien !

Pensez-vous que Soda restera comme une série culte pour les personnes de votre génération ?

Oui, d’ailleurs, je suis très fier de l’avoir incarnée, très heureux aussi d’avoir réussi à fidéliser ce type de public qui est le plus difficile à séduire, car il est très zappeur…

Quand vous regardez le chemin que vous avez déjà parcouru en tant qu’artiste, c’est la satisfaction et la fierté qui prédominent ou l’envie d’aller encore plus haut et plus loin ?

Quand on a la réussite, c’est là qu’on a tout à prouver, là que cela devient dangereux. Il faut faire très attention à ce que l’on vous propose, parce que tout le monde commence à chercher la petite bête…

A votre âge, n’est-il pas angoissant de voir qu’on vous consacre déjà des biographies ?

Ce livre qui est sorti sur moi cet été m’a fait tellement marrer ! On aurait dit un travail d’élève de terminale… Du coup, j’ai proposé à cet auteur d’en consacrer aussi un à mon petit frère, qui a 6 ans (rires). Il y a des gens qui ne voient que le côté lucratif des choses. Je trouve ça un peu tristoune…

A lire :

SODA, la série avec Kev Adams s’achève avec le téléfilm « Le rêve américain »

Kev Adams : «Vous n’avez pas fini de me voir»