Livres confessions : Arrêtez de nous raconter votre vie !


Par publié le 25/04/2015 à 05h59


Vous avez toujours tout voulu savoir sur les people sans jamais oser le demander ? Vous êtes servi, car on assiste en ce moment à un grand déballage : les «livres confessions» sont à la mode.

Quel paradoxe ! Aussitôt qu’un magazine prend une photo volée ou publie une information personnelle, les people attaquent. La plupart d’entre eux portant en étendard le droit à la vie privée. Voilà qui nous paraît bien légitime ! Mais alors pourquoi raconter sa vie à travers des livres ? Et si cette fois c’est le public qui en avait marre de ce grand déballage ? Mon père m’a abandonné, ma soeur ne m’a pas aidé, mon mari m’a trompée… Eh oui, messieurs et mesdames les stars, ce genre de choses peut arriver à tout le monde, mais en général ça n’intéresse personne. Bien sûr, si l’on est un tant soit peu connu, les histoires de famille peuvent rapporter gros.

Valérie Trierweiler, Ingrid Chauvin se confient en livre

Demandez donc à Valérie Trierweiler (Merci pour ce moment), Françoise Hardy (Avis non autorisés), ou encore Marc Lavoine (L’homme qui ment). Pareil pour Gérard Depardieu avec son livre Ça s’est passé comme ça. Pense-t-il vraiment qu’on va le plaindre parce qu’il n’a pas été désiré par sa mère ? En tout cas, ça peut parfois donner des idées au reste de la famille. Alain Depardieu vient de sortir un livre sur son frère Gérard. Et dans Mon frère, le monsieur n’y va pas toujours de main morte. «Quand il ne joue pas, eh bien, le pauvre vieux, il fait comme il peut», écrit le producteur. Décidément, ils s’y mettent à deux pour nous apitoyer chez les Depardieu. Chacun y va de ses blessures, comme Jean-Pierre Foucault et son enfance dans La Couleur des souvenirs ou plus récemment Ingrid Chauvin dans À coeur ouvert, où elle raconte la perte de sa petite fi lle. Il paraît que remplir des pages est un bon moyen d’exorciser sa détresse. Admettons. Le public a-t-il vraiment envie de partager le malheur des stars ? Une fois de temps en temps peut-être, par curiosité ou si la qualité est au rendez-vous, mais vu le nombre de «confessions» parues ou à paraître, c’est sûr on va finir par se lasser. Si ce n’est déjà fait !