Tour de France – Dopage : les plus gros tricheurs du sport mondial


Par publié le 15/07/2015 à 05h01


Derrière quelques-uns des plus beaux exploits se cachent parfois des flirts poussés avec des substances prohibées. Coup de projecteur sur les champions qui ont cédé à leurs sirènes.

Radié à vie en 2012 ducyclisme international et déchu de l’intégralité de ses titres, Lance Armstrong continue pourtant à faire parler de lui. Sa présence il y a quelques jours sur la Grande Boucle pour disputer l’épreuve caritative « Le Tour, un jour avant », organisée par l’ex-footballeur anglais Geoff Thomas, a en effet paré l’événement d’une vilaine odeur de soufre. « Au nom de tous les coureurs propres dans le peloton, qui ont déjà suffisamment souffert de cette ère, qu’il les laisse tranquille. Assez, c’est assez », s’est ainsi indigné Dave Brailsford, le manager général de la Sky, l’une des écuries en lice dans le Tour de France. Il faut dire que celui qui en fut le septuple gagnant a atteint des sommets
dans l’art de l’entourloupe. Au faîte de sa gloire, il était en effet un fervent adepte d’agents dopants type EPO ou corticoïdes, mais aussi l’instigateur, au sein de ses équipes successives, d’un système très organisé visant à échapper aux autorités de la discipline. Ce qui en fait aujourd’hui un véritable pestiféré. « Je suis comme Voldemort, le personnage dans Harry Potter dont on ne peut prononcer le nom (…) Je suis celui dont tout le monde prétend qu’il n’a jamais existé », a-t -il reconnu dans une interview donnée au Telegraph.Certains de ses illustres collègues se sont également illustrés par la prise de « stimulants » les aidant à améliorer leurs performances, tels Richard Virenque, Alberto Contador, Floyd Landis ou Marco Pantani, dont on connaît d’ailleurs la fin tragique.

ETOILES FILANTES DU SPRINT

Mais la prise de produits interdits n’est pas l’apanage de la Petite Reine. Dans l’empire du sprint aussi, les dopés ont souvent été rois. La planète entière se souvient de Ben Johnson. En 1988, l’impressionnant Canadien décroche l’or du 100 m aux jeux Olympiques de Séoul en 9’79’ et pulvérise au passage son propre record du monde. Mais à peine a-t-il le temps d’admirer sa médaille qu’elle lui est retirée : trois jours après son sacre, il est disqualifié après qu’un test a révélé la présence dans son sang de stanozolol, un stéroïde. Le génie devient alors le cancre, mais son cas est pourtant loin d’être isolé : dans les années qui suivent, six des huit athlètes qui ont partagé sa finale seront à leur tour impliqués dans des affaires de ce type. L’histoire se répétera ensuite avec la supersonique Marion Jones. Souveraine en 2000, à Sydney, avec trois médailles d’or et deux de bronze, la sprinteuse américaine sera ensuite contrôlée positive et devra même purger six mois de prison pour avoir menti à la justice de son pays. La preuve que rien ne sert de courir (trop vite), il faut plutôt rester fidèle à son éthique…

A LIRE :

Les 24 heures du Mans : des stars au volant