Thierry Omeyer : «J’ai la tête dans les étoiles» – Sport


Par publié le 21/02/2015 à 06h00


En remportant la finale du Mondial 2015 contre le Qatar (25-22), l'équipe de France de handball s'est offert une cinquième couronne, la quatrième pour son mythique portier, qui s'est encore montré à la hauteur de sa réputation.

C’est loin d’être un hasard, Thierry Omeyer, «Titi» pour les intimes, le gardien de l’équipe de France, a été élu Meilleur joueur du championnat du monde de handball 2015. Du haut de ses 318 sélections (38 ans, 1,92 m, 93 kilos) il est sans conteste l’un des symboles des Experts. De l’avis général, depuis son arrivée chez les Bleus en 1999, rares sont les compétitions internationales où ce Mulhousien d’origine n’a pas été décisif. C’est un compétiteur hors pair, un «gagnant qui a la victoire dans la peau», d’après son coéquipier Michaël Guigou.

Un niveau expectionnel

Hommage appuyé de Fabien Barthez, lui aussi gardien de but, champion du monde de football en 1998 : «Quand on voit ce qu’il fait, à 38 ans, c’est plus que remarquable. Il faut avoir une fraîcheur psychologique exceptionnelle pour être au niveau qui a encore été le sien durant toute la compétition.» L’autre monstre sacré de cette équipe, Nikola Karabatic, a glissé cette petite phrase : «Je crois que personne n’a idée du poids qu’il pèse dans une équipe.» Privilège de l’âge et de l’expérience, Thierry Omeyer garde les pieds bien sur terre, même s’il avoue «avoir la tête dans les étoiles» après ce nouveau titre. «C’est un sport d’équipe, répète-t-il méthodiquement. Après, j’essaie d’aider au maximum, quand il y a des moments difficiles.» Juste un petit sourire si l’on évoque les jeux Olympiques de Rio, en 2016 : «Rio, c’est loin… Affirmer que je serai encore là n’est pas aussi simple. Mais pourquoi pas, si l’envie est toujours là et si on veut encore de moi.»

Un véritable combattant

 

Il ne faut surtout ne pas se fier à ce genre de déclaration, car Thierry Omeyer a un appétit insatiable pour la compétition de haut niveau. Évoquer la retraite serait presque une insulte ! Pour l’instant, il est de retour aux affaires courantes avec son club du Paris-SG. Son entraîneur, Philippe Gardent, champion du monde 1995 avec les Barjots, sait qu’il peut compter sur «Sa Majesté Omeyer» : «Partout où il est passé, il a respecté son club. Il est pointilleux, toujours en recherche de perfection. C’est un combattant, un compétiteur hors pair qui ne brille pas seulement sur la scène internationale.»