Roland Garros : Novak Djokovic, showman N°1


Par publié le 30/05/2015 à 10h00


Le tennisman serbe séduit autant par son talent que par ses pitreries sur les courts. À Paris, l'objectif du numéro 1 mondial est clair : remporter enfin Roland-Garros, le seul tournoi du Grand Chelem manquant encore à son palmarès.

Au début des années 2000, les indétrônables Roger Federer et Rafael Nadal dominaient le tennis. Mais en 2008, s’il y avait un joueur qui pouvait s’interposer entre le Suisse et l’Espagnol, c’était bien Novak Djokovik. À 20 ans, le Serbe était déjà 3e au classement mondial. Devenu le Numéro 1 depuis le mois de juillet 2011, Novak Djokovic est aussi devenu une star du circuit grâce à ses talents de showman, en imitant par exemple les tics de Rafael Nadal ou ceux de la Russe Maria Sharapova. En fait, pour celui que l’on surnomme «Le Djoker», caricaturer ses confrères est une véritable marque de fabrique. Il aime surprendre. En 2012, il s’est offert le luxe de bousculer le sacro-saint protocole de Wimbledon en sortant un club de golf de son sac ! Sa version karaoké de I Will Survive, enregistrée pour France 3 pendant le Roland-Garros 2007, est encore un énorme succès sur le Web. Il a toujours su justifier ses clowneries : «Le tennis va être ma vie pour dix ou quinze ans, alors autant s’amuser sur et en dehors des courts.».

Humour et spontanéité

C’est peut-être là le secret de Novak Djokovic : un savant mélange de légèreté, d’humour et de talent dans un monde où le sport jouit souvent d’une triste réputation. L’an dernier, toujours aussi facétieux, il a profi té de son jour de repos à Roland-Garros pour jouer… à la pétanque, tout près des courts. Pourtant, il semble s’assagir, craignant que ses frasques ne fi nissent par lasser. «Les gens ne doivent pas s’attendre à ce genre de choses, ditil. Au début, c’est rigolo, mais quand cela se répète, cela peut aussi devenir énervant. Je pense que je vais plus me limiter au tennis.» Marié depuis le 10 juillet 2014 à Jelena Ristic, il est devenu le 20 octobre 2014 l’heureux papa d’un garçon prénommé Stefan. «Ma vie a beaucoup changé en peu de temps, mais j’essayerai de garder ma spontanéité.» Au sommet de son art depuis le début de l’année, il vise clairement la victoire sur la terre battue parisienne : «C’est un tournoi que je rêve de gagner. Les matchs que j’y ai perdus n’ont pas été faciles à digérer. Ce tournoi 2015 est tout en haut de l’échelle de mes priorités.».

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