OM – PSG : Marseille vs Paris, le fer et le feu


Par publié le 05/04/2015 à 10h51


OM/PSG, c’est traditionnellement le Sud contre le Nord, Marseille la populaire contre la capitale. Cette année, c’est aussi le face-à-face entre le fantasque Argentin Marcelo Bielsa (dit « El Loco ») et le flegmatique Laurent Blanc.

Laurent Blanc, 49 ans, de par son caractère posé, sa stature et son élégance sur le terrain, disposait en tant que joueur d’un indéniable charisme, d’où son surnom de «Président». Mais en tant qu’entraîneur, il serait un taiseux, un homme de fer, méfiant et peu chaleureux. Ce qui expliquerait ses relations difficiles avec les médias, surtout la télévision, qu’il voit comme «un mal nécessaire». Depuis sa prise de fonction, Laurent Blanc a souvent répété, faisant référence au jeu de Barcelone : «Je veux que mon équipe produise du jeu. Nous ne devons pas calculer.» Si depuis son arrivée à Paris, beaucoup lui reprochent son «manque de poigne» vis-à-vis de son groupe, d’autres lui trouvent des excuses en expliquant que c’est un technicien cohérent qui, s’il peut se tromper, fait ce qu’il faut pour atteindre ses objectifs.

Le principal artisan du renouveau marseillais

Marcelo Bielsa, Argentin de 58 ans et nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille, aurait des méthodes plus atypiques et exigeantes. Les spécialistes affirment que son truc, c’est de vouloir hisser son équipe le plus haut possible en appliquant un football méthodique et en poussant ses joueurs à bout. Avec lui, c’est pressing continu, mouvement perpétuel, passes courtes et offensive à tout crin, le tout avec des joueurs mouillant le maillot pour le collectif. Depuis le début de la saison, malgré quelques coups de mou et des défaites cinglantes, l’électro choc Bielsa fonctionne bien à Marseille, avec une formation au mental retrouvé. Cependant, l’entraîneur a dû calmer ses exigences : «Parfois, ce sont les joueurs qui prennent l’initiative, explique-t-il. J’observe cela comme un signe de maturité et de croissance. Les grands chocs, nous pouvons les gagner, vu la qualité des joueurs, leurs caractères et leur ambition.» Seule chose certaine : malheur au vaincu de ce « Classico ». Pour Marseille comme pour Paris, une défaite serait synonyme d’adieu au titre de champion.

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