Gary Hunt : toujours plus haut !


Par publié le 17/05/2015 à 01h36


La Rochelle accueille la 2e étape du Cliff Diving 2015 (plongeon de falaise), une discipline dominée par le Britannique Gary Hunt. Quatorze athlètes vont plonger des 27 mètres de la tour Saint-Nicolas. Images fortes garanties !

Imaginez une chute libre de 27 m, l’équivalent de huit étages, ponctuée de figures acrobatiques à couper le souffle. Le tout en moins de trois secondes à une vitesse dépassant les 85 km/h ! À ce petit jeu de haut vol, Gary Hunt est considéré comme l’un des plongeurs les plus innovants. Cet Anglais de 30 ans – qui habite Paris et mesure 1,75 m pour 68 kg, un petit gabarit – est le champion du monde en titre et a la réputation d’être un casse-cou poussant le plongeon vers les extrêmes en inventant sans cesse de nouvelles figures spectaculaires. Déjà vainqueur à La Rochelle en 2010, 2011 et 2013, cet ancien membre de l’équipe britannique de plongeon de 10 m n’a pas du tout l’intention de s’assagir. «Il n’est pas question que je lève le pied, s’exclame-t-il. J’espère encore continuer longtemps, mais je croise les doigts pour ne pas me blesser, car il me reste de la marge pour progresser.».

Un champion calme et serein

Pour expliquer son calme légendaire et sa concentration, le champion se moque presque : «Chacun a sa propre façon de se détendre. Moi, je jongle beaucoup, je peux même le faire avec six balles. Cela me détend beaucoup et me laisse concentré sur mon objectif. D’autres gars écoutent de la musique, font de l’exercice ou trouvent un petit coin tranquille. Je n’ai pas vraiment un secret spécifique, sauf qu’aujourd’hui je suis tout de même plus prudent – tout en restant audacieux – pour les plongeons de 27-28 m que pour ceux de 10 m.» Le seul Français de la compétition, Cyrille Oumedjkane, 38 ans, maître nageur à Strasbourg, explique la montée d’adrénaline et la peur avant le saut : «Bien sûr que tout le monde a peur, même Gary, mais il ne l’avouera pas ! Si on n’a pas cette peur, ce n’est pas la peine de monter là-haut et de plonger dans le vide. Un plongeon, c’est 70 % dans la tête, et le reste c’est de la technique. À la moindre hésitation, il vaut mieux faire demi tour et revenir plus tard. Nous sommes téméraires certes, mais pas fous et encore moins inconscients.»

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