Florent Piétrus, des Abymes au firmament


Par publié le 18/08/2014 à 11h38


Le basketteur français a parcouru un chemin semé d'enbûches avant de devenir une star. À 33 ans, il se dévoile dans un livre émouvant.

- Vous parle-t-on encore du titre de champion d’Europe 2013 ? Et qu’en est-il de cette Coupe du monde ?

 

On me parle presque tous les jours du titre de 2013 ! Si je voulais l’oublier, je ne le pourrais pas ! Maintenant, il nous faut assumer ce statut de champions d’Europe, et peu importe les absences. Ce qui est sûr, c’est que nous serons attendus. Au premier tour, nous avons hérité du «groupe de la mort», mais, en même temps, mieux vaut affronter ces équipes au début qu’après. Avec une mention spéciale pour la rencontre contre l’Espagne. Nous, on souhaite la demi-finale, au minimum.

 

– Dans votre livre, Je n’ai jamais été petit, vous ouvrez votre cœur et raconter votre évolution, du gamin des Abymes (Guadeloupe) à la star d’aujourd’hui. Pourquoi cette confession ?

 

J’en avais besoin, tout simplement. Je suis issu d’un milieu modeste, et après l’abandon familial de mon père, puis le décès prématuré de ma maman, à la suite d’un cancer, j’ai traversé une période très difficile avant d’être initié au basket, à 13 ans. Cette bio, elle est destinée à montrer aux jeunes que derrière le sportif, il y a aussi un homme qui a longtemps caché ses blessures, ses erreurs de jeunesse… Tout ce qui m’a poussé à être combatif sur un terrain, à ne pas faire n’importe quoi et à rester dans le droit chemin.

 
- Et du côté de votre avenir ?

 

Dans l’immédiat, toujours Nancy pour le championnat et l’équipe de France jusqu’à Rio 2016, en tout cas tant que physiquement je le pourrai. Après, je souhaite rester dans le monde du basket, en tant que manager général d’une équipe. En Espagne ou en France, peu m’importe tant quelle est ambitieuse. Ayant toujours des attaches solides en Guadeloupe, quoiqu’il arrive je veux y aider des jeunes pour qu’ils progressent. En fait, avec le livre, je veux leur transmettre un message : d’un manque ou d’une souffrance on peut faire une force, pour peu qu’on le décide. On peut galérer, mais ne jamais abandonner, connaître le succès, mais toujours rester humble.