EuroBasket 2015 – Nicolas Batum : bientôt leader


Par publié le 03/09/2015 à 06h00


Le joueur NBA possède toutes les qualités pour succéder à Tony Parker comme star de l'équipe de France. Car s'il est naturellement doué, «Batman» sait aussi se remettre en question.

La bande à Tony Parker est de retour sur les parquets français. Ils sont venus, ils sont tous là pour défendre leur titre européen décroché en 2013 en Slovénie. Fidèle au rendez-vous, Nicolas Batum, surnommé «Batman», 2,03 m, 26 ans et 96 sélections, est l’une des stars du basket français, avec une science du jeu et un mental qui impressionnent ses aînés depuis son plus jeune âge. Il a en effet écumé toutes les sélections tricolores : il a été champion d’Europe des moins de 16 ans en 2004 et des moins 18 ans en 2006, vice-champion d’Europe en 2011, médaille de bronze au Mondial 2014 – où il fut élu titulaire dans l’équipe-type du tournoi –, et, bien sûr, champion d’Europe en 2013. Rentré à 13 ans au centre de formation du club du Mans, Nicolas Batum y a été lancé chez les pros à 16 ans par son mentor Vincent Collet, l’actuel sélectionneur des Bleus : «La première fois que je l’ai vu, je me suis vite aperçu qu’il était très doué et qu’il avait des capacités athlétiques hors norme.».

Recruté par Michael Jordan

Même son transfert surprise des Portland Trail Blazers aux Charlotte Hornets ne perturbe pas cet habitué de la NBA, où il a débuté à 19 ans : «C’est un nouveau challenge. J’ai eu Michael Jordan [propriétaire des Hornets, NDLR] au téléphone, il me voulait depuis trois ans. C’est fou, non ?» Son ami Tony Parker, comme tous ses coéquipiers, louent sa maturité : «Je ne m’inquiète pas pour lui. Il se met souvent la pression, mais il a prouvé par le passé qu’il était là dans les grands rendez-vous. Il est ambitieux et c’est bien. C’est le dernier joueur au sujet duquel je m’inquiète.» À la fois ambitieux et humble, Nicolas Batum a une réputation de gros travailleur sachant toujours se remettre en question. Sur le terrain, cet ailier est un caméléon, capable de «gérer le ballon» pour le bien de l’équipe, comme il l’a prouvé au Mondial 2014, où en l’absence de Tony Parker il fut le meilleur marqueur des Bleus avec 14,6 points de moyenne par match. Nicolas Batum aborde l’Euro avec un moral gonfl é à bloc : «On joue pour son pays, devant sa famille et surtout avec ses potes. Cela représente beaucoup pour moi. Je suis encore jeune et veux encore apprendre aux côtés de Tony, de Boris Diaw et des autres pour devenir l’un des leaders de cette équipe.» Objectif : la finale du 20 septembre au stade Pierre-Mauroy de Lille, où il aimerait chanter «[sa] plus belle Marseillaise»… avant celle de la finale des Jeux de Rio en 2016 ?

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