Earvin Ngapeth, le Bad boy du volley français


Par publié le 21/09/2015 à 05h56


Alors que l’équipe de France de volley, vainqueur de la Ligue mondiale cet été, entame le championnat d’Europe dans la peau du favori, plein feu sur son meilleur joueur, à la bouillante réputation

Aussi spectaculaire qu’efficace, Earvin Ngapeth sera sans conteste l’un des atouts majeurs de l’équipe de France de volley dans sa conquête d’un titre européen qui lui échappe depuis tant d’années. Finalistes en 2003 et 2009, les Bleus n’ont, semble-t-il, jamais été aussi bien armés pour aller au bout de cette épreuve continentale, dont la 29e édition se déroule en Italie et en Bulgarie du 9 au 18 octobre. Véritable artificier de la sélection tricolore, Earvin a les épaules bien assez larges pour porter sa formation jusqu’à la victoire finale, à condition qu’aucun élément extérieur ne vienne perturber sa préparation. Car celui qui évolue sous les couleurs du club italien de Casa Modena a parfois fait parler de lui pour autre chose que la puissance de son smash ou l’ampleur de sa détente.

Une altercation met sa réputation en jeu !

En juillet dernier, alors que les Bleus venaient de remporter la première Ligue mondiale de leur histoire, il s’est retrouvé impliqué dans une altercation avec un contrôleur à bord d’un TGV. La SNCF, qui parle de «faits de violences, outrage et entrave à la circulation d’un train», a décidé de porter plainte. La machine médiatique s’est emballée et la star du volley français a vu sa réputation de «bad boy» prendre encore un peu plus d’épaisseur. Pas du genre à se laisser déstabiliser, le joueur dément fermement les allégations de la SNCF : «Il est bien évident que je n’ai jamais «tabassé» qui que ce soit, pas plus que j’aurais soit-disant pris la grosse tête et aurais donc demandé à faire arrêter un train pour mon bon plaisir, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’enquête est terminée et j’ai confiance en la justice de mon pays qui saura faire son travail hors d’un contexte faussé dès l’origine.» Bien avant de devenir le fer de lance des Bleus,

Earvin Ngapeth aime faire le show !

Ngapeth, 1,96 m pour 93 kilos, avait posé les premiers jalons de sa réputation de forte tête en 2010 en se faisant exclure de l’équipe de France pour raisons disciplinaires à la suite de mots échangés avec le sélectionneur Philippe Blain. Un incident qui lui vaudra le surnom peu flatteur d’«Anelka du volley». Si l’on se fit aux témoignages de ceux qui ont déjà croisé la route de cet homme de 24 ans, ce «catalogage» ne semble guère être en adéquation avec sa nature joviale. Sans doute estil victime de son goût prononcé pour la provocation, qu’il exprime volontiers dans le domaine du rap sous le nom de Klima. On l’aura compris, sur ou en dehors des parquets, Earvin Ngapeth aime faire le show. Et ce ne sont pas les instances françaises du volley, toujours à la recherche d’un peu plus de visibilité pour une discipline en manquant cruellement, qui pourront s’en plaindre.

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