Coupe du monde de ski : Jean-Claude Killy, la vie tout schuss


Par publié le 24/01/2015 à 10h00


Un ski stylé, un physique de playboy, un mental d’acier, un palmarès impressionnant, un triplé olympique et un sens aigu des affaires… Ce champion avait tout pour réussir, et il l’a fait !

Dans les années 1960, Jean-Claude Killy, « Toutoune » pour les intimes, domine le ski mondial. Ses aptitudes physiques, techniques et mentales hors du commun font qu’il s’impose dans les trois disciplines du ski alpin : le slalom géant, la descente et le slalom spécial. En 1967, un an avant les JO de Grenoble, il réalise sa saison la plus accomplie : 24 victoires sur 33 courses disputées. Une performance qui lui permet de décrocher la triple Coupe du monde (descente, spécial et géant). Totalement séduite par ce jeune Français, la presse internationale le surnomme alors « King Killy ».

Aux JO où dans les affaires, il transforme tout en or

En février 1968, pour les jeux Olympiques de Grenoble, Jean-Claude Killy est à l’apogée de son art. Presque intouchable, il sait qu’il a un rendez-vous avec l’histoire, et il ne le manque pas : médaille d’or en descente, en slalom géant et en slalom spécial. Un grand chelem qui déclenche l’hystérie à Grenoble. « Après les cérémonies protocolaires, se souvient-il, je me revois arriver au chalet de l’équipe de France avec des gens hurlants comme si j’étais Sylvie Vartan. J’ai été obligé de réclamer un cordon de sécurité. » Le skieur est érigé au même rang que les rocks stars de l’époque. Mais à la surprise générale, quelques mois plus tard, à seulement 25 ans, il décide de raccrocher les skis : « J’ai une curiosité maladive. J’ai toujours été très amoureux de l’inconnu. » Il se lance alors dans les sports mécaniques, participant notamment aux 24 heures du Mans en 1969.

Une reconversion réussi

Jean-Claude Killy devient après sa carrière sportive un homme d’affaires avisé, tout en poursuivant son histoire d’amour avec le sport en général et l’olympisme en particulier : il est le co-organisateur des JO d’Albertville de 1992, dirige ensuite pendant neuf ans Amaury sport organisation, qui encadre en particulier le Tour de France, tout en devenant en 1995 membre du Comité international olympique. Un poste dont il démissionne en mars 2014. « J’ai 70 ans et il faut que je bouge », explique t-il. Son nouveau défi possible : soutenir, si elle se confi rme, la candidature de Paris pour les JO de 2024…

A VOIR :

Coupe du monde de ski alpin

Sport

Dimanche 25 janvier, à 11 h 45 sur Eurosport

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