Coupe Davis : «Saga Africa», 23 ans déjà !


Par publié le 01/09/2014 à 11h51


Le 1er décembre 1991, après trois jours de folie, la France remportait sa 7e Coupe Davis, la première depuis 1932, grâce à un Guy Forget au sommet de son art, un Henri Leconte ressuscité et un Yannick Noak en capitaine envoûtant

Le 16 janvier 1900, lorsque l’étudiant américain Dwight F. Davis décida d’offrir un saladier d’argent aux vainqueurs d’une rencontre Grande-Bretagne/États-Unis, il ne se doutait pas de l’extraordinaire impact que son initiative allait connaître. La Coupe Davis venait de naître. D’abord trusté par les Américains, les Anglais puis les Australiens, il faudra attendre la période 1927-1932 pour que le trophée soit remporté six fois par la France, et par les quatre mêmes joueurs, les fameux «Mousquetaires» : Jean Borotra, Henri Cochet, René Lacoste et Jacques Brugnon. Puis, à nouveau, le trou noir pour les tennismen tricolores… jusqu’en décembre 1991 !
Un vent de folie sur Lyon
Pour la deuxième fois en neuf ans, la France joue une finale de Coupe Davis face aux États-Unis. Dans l’ambiance surchauffée du Palais des sports de Lyon, le tout jeune capitaine Yannick Noah insuffle sa foi à ses deux joueurs de base, Guy Forget et surtout Henri Leconte, qui navigue à l’époque aux alentours de la 150e place mondiale. En face, Pete Sampras, Andre Agassi et la paire Ken Flach-Robert Seguso, considérée comme la meilleure équipe de double au monde. Autant dire, mission impossible ! Mais à l’issue de la première journée des simples, les deux équipes sont à l’égalité 1-1, grâce à un Henri Leconte survolté. Puis la France mène 2-1 après le double.
Le rêve devient réalité

Le dimanche 1er décembre 1991, Pete Sampras et Guy Forget sont sur le court pour une rencontre qui s’annonce décisive… Quatre sets plus tard, le Français domine Sampras et perd tous ses moyens sensoriels. Sous le poids de l’émotion, il jette sa raquette, ses jambes le lâchent… «J’ai eu l’impression que tout s’écroulait, dira-t-il. Je n’aurais jamais pensé qu’un jour, je me roulerais par terre après une victoire, c’est tellement ridicule !» La Coupe Davis revient enfin en France, après cinquante-neuf ans de disette, et derrière « Cap’tain Yann », toute l’équipe pète les plombs et entame un Saga Africa de légende. Et si l’histoire pouvait se répéter cette année en demi-finale face à la République tchèque ?