CAN 2015 : L’Afrique, premier marché du foot européen


Par publié le 07/02/2015 à 07h00


Il y aurait près d’un millier de footballeurs sélectionnables par une équipe nationale africaine. Et 80 % d’entre eux évoluent exclusivement dans les championnats européens. Une élite qui vaut son pesant d’or.

Cela peut paraître fou, mais de la Ligue 1 à certains clubs départementaux, la Coupe d’Afrique des nations(CAN) est une véritable saignée pour certaines formations. Si en France, beaucoup de joueurs africains évoluent en championnat, en évaluer le nombre n’est pas chose aisée puisque ces footballeurs bénéficient souvent d’une double nationalité, étant nés en Europe, le premier continent employeur. Statistique éloquente pour 2015 : sur les 368 joueurs retenus pour disputer cette 30e CAN, 292 (soit 79,3 %) évoluent en dehors du pays de leur sélection.
« C’est un autre effet de la mondialisation, estime Nasser Sandjak, La CAN est de moins en moins une réelle représentation du football africain. Il est bien loin le temps du football local, opposant les styles propres à chaque pays. Les chiffres cités parlent d’eux-mêmes, sans oublier que cette surreprésentation européenne est aussi le fruit de la colonisation, la langue jouant un rôle déterminant dans cette affaire. Soyons francs aussi : un joueur venant du continent africain coûte moins cher qu’un Sud-Américain ! Du pur plaisir pour les recruteurs, même si la France fait un travail extraordinaire en terme de formation. »

UN RESERVOIR DE STARS

La liste est longue de ces joueurs africains venus faire le bonheur des clubs européens, grands ou petits. Personne n’a oublié le Malien Salif Keita (SaintÉtienne), le Libérien George Weah (Monaco, Paris-SG, Milan AC), les Camerounais Joseph-Antoine Bell (Marseille, Bordeaux) et Roger Milla (Bastia, Saint-Étienne, Montpellier), le Ghanéen Abedi Pelé (Marseille), l’Ivoirien Didier Drogba (Guingamp, Marseille, Chelsea), et bien d’autres…Les Africains sont souvent oubliés dans les classements des plus grands joueurs de l’histoire. Pourtant, en évoquant les dribbles assassins du Marocain Larbi Ben Barek (1917-1992), dit « La Perle noire » (Stade Français, Atlético Madrid, Marseille et 17 sélections avec l’équipe de France entre 1938 et 1954), le Roi Pelé en personne déclare :

« Si je suis le roi du football,alors Ben Barek en est le dieu. ».

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