Marine Delterme : «Nous sommes allés chercher l’ADN d’Alice Nevers»

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Alice Nevers

Une fin de saison éprouvante.


Par publié le 10/06/2015 à 12h00


La fin de saison promet d'être agitée pour la juge d'instruction préférée des téléspectateurs puisqu'elle va être confrontée à un délicat dilemme amoureux et à un drame inattendu... Entretien avec la star de la série.

– Sans trop en dire, à quels rebondissements doit-on s’attendre dans cet épilogue ?

Cette treizième saison a commencé de manière très électrique, sur une table d’opération, et va se poursuivre à ce rythme jusqu’au bout, avec la découverte du secret d’Alice, la révélation la plus étonnante à laquelle on puisse s’attendre. Alice va aussi devoir choisir entre ses deux hommes de sa vie car le docteur Chahine n’est pas juste un prétendant de plus. Quand quelqu’un nous sauve de la mort, on lui est particulièrement attaché. Mais un gros coup de théâtre va l’empêcher d’aller jusqu’au bout puisqu’un personnage récurrent va disparaître…

– Est-ce que ce millésime aura finalement renforcé ou fragilisé la relation d’Alice avec Fred Marquand ?

Ils sont de toute façon liés l’un à l’autre envers et contre tout. Leur binôme flic juge est indestructible. À vous entendre, ce n’est pas encore aujourd’hui que Fred va conquérir pour de bon Alice… Dans la loi des séries, comme dans Bones, lorsqu’un couple se met ensemble, cela émousse souvent l’intérêt de la fiction. On basculerait sinon dans la comédie familiale. Or, dans Alice Nevers, nous avons l’obligation d’«ouvrir» le scénario. C’est pour cela que je considère que cette saison est la plus belle que j’ai eue à jouer. L’an dernier, j’avais demandé qu’on arrête de m’écrire des «historiettes» pour Alice. On nous reprochait souvent de ne pas en savoir assez sur elle. Là, je suis comblée ! Nous sommes allés chercher l’ADN d’Alice, nous sommes descendus dans sa psyché profonde.

Telle Odile Vuillemin qui a décidé de quitter Profilage, est-ce que vous ressentez le besoin de vivre d’autres aventures ?

Alice Nevers me prend énormément de temps, mais c’est aussi un grand luxe. Dans la rue, on sait maintenant qui je suis. Or, pour être reconnue, il faut des années… Cela fait peu de temps que je suis rentrée dans l’imaginaire du public. Alors aujourd’hui, je savoure. Les comédiens qui se plaignent des inconvénients de la célébrité, je trouve ça plutôt mesquin. Les témoignages d’affection sont comme des bouquets de fleurs. Cela dit, peut-être qu’un jour les gens se lasseront ou que j’aurai un déclic et que je partirai. Ce n’est pas le cas pour l’instant.

– Je crois que vous êtes aussi fan de séries américaines. Quel héroïne auriez-vous rêvé de jouer ?

Daenerys Targaryen, la mère des dragons dans Game of Thrones. Elle me fascine littéralement, elle est organique et puissante. On a rarement l’occasion de jouer quelque chose d’aussi viscéral et brutal à la télévision !

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