Marine Delterme : « Alice Nevers veut s’amuser un peu plus »


Par publié le 24/05/2016 à 02h08


Alice Nevers, le juge est une femme est de retour avec les dix épisodes d’une nouvelle saison beaucoup plus légère que la précédente. Marine Delterme nous en dévoile les secrets.

– Cela fait quatorze ans que vous prêtez vos traits à cette juge. Qu’est-ce qui vous motive encore ?

Cette série a su évoluer. D’ailleurs, c’est la seule qui reste de cette époque. Aujourd’hui, c’est la série qui a le plus de fans actifs sur TF1. Je me suis toujours battue pour elle et je ne fais pas que la jouer, j’écris aussi mes histoires. Le juge est une femme, c’est comme un grand roman, en fait.

– L’année dernière, vous disiez que c’était la plus belle saison. Qu’en est-il avec celle-ci ?

Je confirme, car elle dévoilait plus de choses sur la vie et la personnalité d’Alice. Mais cette dernière saison est en revanche la plus jouissive à jouer, car le ton est beaucoup plus léger. C’est comme une renaissance pour Alice Nevers, qui veut s’amuser un peu plus.

– Quels sont les faits marquants de ces nouveaux épisodes ?

Cette année, on a travaillé sur la relation amoureuse et l’imbroglio amoureux est très rigolo. D’autant que par rapport aux relations entre Alice et Marquand, il y a une vraie demande des fans. Alors je peux vous dire qu’il y aura des tentatives tout au long de la saison. Il y a aussi une intrigue policière autour d’une petite fille qui arrive dans ma vie.

– Comment expliquez-vous le durable succès du personnage ?

On me dit souvent : «On a l’impression que vous ne jouez pas.» C’est un beau compliment. Et c’est justement ce côté naturel qui plaît. Je n’incarne pas une héroïne étrange, elle est normale, elle est comme tout le monde. Et malgré qu’elle soit juge, elle n’est pas sérieuse à 100 %.

– Ce genre de série est-il confortable pour une comédienne ?

C’est le luxe absolu, car je ne suis pas ballotée d’un projet à l’autre. Je suis un peu le fil rouge de cette série, le passeur d’histoires entre les différents réalisateurs.

– Un grand nombre de séries s’arrête un jour brutalement. Redoutez-vous ce moment ?

Je n’y pense pas, en fait, mais oui, je serais triste si ça s’arrêtait car on est comme une famille et ce serait dur de perdre tout ça. Après, la vie continue et il y aurait sûrement d’autres choses à faire derrière.

– Aimeriez-vous par exemple jouer dans une pièce écrite par Florian Zeller, votre mari ?

Je l’ai déjà fait deux fois, mais oui, c’est une possibilité. Mais pas pour l’instant : la rentrée théâtrale est en septembre, quand je tourne Alice Nevers.

– La célébrité commune complique-t- elle votre vie de couple ?

Ce doit être plus difficile quand ce sont deux comédiens qui vivent ensemble. On est tous les deux très occupés et on jongle beaucoup avec le travail. On adore ce qu’on fait, mais c’est la famille qui prime toujours.

– Justement, vous avez deux enfants. Quel genre de maman êtes-vous ?

Très présente. Mes garçons ont 7 et 18 ans et avec Internet et les réseaux sociaux, je trouve que c’est une époque très dure pour élever des enfants. Quand je compare avec mon enfance, c’est bien plus tendu aujourd’hui. Tout ce qu’on disait bon pour nous à l’époque, on sait maintenant que c’est mauvais. Et les attentats ont été durs pour eux, il y a eu beaucoup de questionnement.

– De quoi auriez-vous envie dans les mois à venir ?

D’un peu de vacances, mais pas tout de suite car il y a le bac cette année. Et je suis impatiente de voir la réaction des téléspectateurs devant cette nouvelle saison. On commence déjà à réfléchir à ce qui va se passer après.