Les enquêtes de Murdoch, quand Sherlock Holmes rencontre les experts


Par publié le 23/09/2015 à 06h54


Huitième saison et retour en force pour le détective canadien et ses méthodes policières révolutionnaires. Entre mystères, clins d’oeil historiques et humour, la série fait plus que jamais le bonheur des téléspectateurs.

Petit cousin canadien de Sherlock Holmes, le détective William Murdoch peut aussi être légitimement considéré comme un ancêtre de l’équipe des Experts. En avance sur son temps, cet enquêteur de la fin du XIXe siècle se distingue de ses contemporains grâce à ses méthodes nouvelles, telles que la prise d’empreintes, les tests sanguins et les études balistiques et toxicologiques, qui à l’époque relevaient plus de la sorcellerie que de la science. Alliant habilement imaginaire et histoire, Les Enquêtes de Murdoch s’est également distinguée en faisant fréquemment intervenir d’authentiques personnages comme H. G. Wells, Buffalo Bill, Jack London, Thomas Edison ou la reine Victoria.

Les enquêtes de Murdoch, une série universelle

Les téléspectateurs ne s’y ttrompent pas : gentleman et ingénieux, Murdoch séduit en moyenne près de 3,5 millions de téléspectateurs français le dimanche soir. Même les fans de « gore » y trouvent leur plaisir, avec les visites à la morgue et les nombreux découpages de cadavres… Son acteur principal depuis la création de la série en 2008, Yannick Bisson, a son explication sur ce succès : « C’est un format de série universel. Il y a une part de romanesque et de fantastique. Murdoch propose une enquête, de la comédie, de l’action et des inventions. De plus, le téléspectateur apprécie peut-être aussi beaucoup les bonnes manières de l’époque… »

Des personnages tout aussi attachants

Autre atout de la série : les personnages qui aident Murdoch dans ses enquêtes. Chacun d’eux possèdent une personnalité atypique qui complète parfaitement celle du héros. Il y a d’abord la séduisante Julia Ogden, interprétée par Helene Joy, pionnière elle aussi dans son travail de médecin légiste tout comme dans son combat pour les droits de la femme. Malgré son passé tumultueux, elle est presque l’alter ego de Murdoch. Au fil des épisodes, leur complicité les a de plus en plus rapprochés… jusqu’à ce fameux mariage au tout début de cette saison 8, lors du 100e épisode (diffusé le 30 août). « Cela faisait sept ans que tout le monde attendait ce passage à l’acte, explique Yannick Bisson. J’avoue que j’avais des réserves à les voir réunis, car c’est toujours un peu risqué de faire disparaître une partie de la tension du scénario. Je me suis toutefois rallié à ce rapprochement quand j’ai réalisé qu’il était encore plus risqué de prolonger l’attente… » Autre pion essentiel, l’agent George Crabtree, joué par Jonny Harris, un adjoint enthousiaste, mais maladroit, qui ne saisit pas toujours la portée futuriste des techniques de son patron, mais y adhère. Face cachée de ce second consciencieux : c’est un séducteur malgré lui. Et comme il faut bien un patron, ce rôle est tenu par le commissaire Thomas Brackenreid, joué par Thomas Craig, un homme pressé et fort en gueule qui considère que Murdoch perd son temps avec ses expertises, mais s’y adapte au fil des enquêtes. Cette sympathique petite troupe valait bien une saison 9, déjà en cours d’écriture… et qui nous réserve peut-être une bonne surprise avec l’ouverture d’une enquête sur le sol français !

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