Véronique Genest : “Je suis grande gueule, et j’assume !”


Par publié le 15/07/2014 à 11h40


Elle sort le livre 22, v’là Julie. L’occasion de faire le point sur sa carrière et d’évoquer son image auprès du public.

- Vingt-deux ans de Julie Lescaut sur TF1 : est-ce une fin pour vous ?

 

Non, la page ne sera jamais refermée puisque les gens m’en parlent tout le temps et me disent qu’ils regrettent le personnage. Je les console en leur disant que la vie continue. J’ai en projet l’idée de faire sur scène un « standup », autour de Julie… parce que je n’ai pas tout dit !

 
- Est-ce que Julie ne vous a pas finalement vampirisée ?

 

Julie est à moi, et je suis à Julie. Je m’agaçais de ne pas être parfois à la hauteur, quand par exemple j’avais pris du poids. Je ne lui ai pas toujours donné ce que j’aurais aimé lui donner.

 
- N’avez-vous pas peur d’être à vie ce personnage ?

 

Je m’en fiche ! Je suis ravie d’être associée à elle. Des enfants de 6 ans viennent me voir en me disant qu’ils aiment Julie, comme moi à leur âge j’aimais Columbo. Et ça ne m’a jamais empêché d’avoir d’autres rôles, le public fait la part des choses.

 
- Dans votre livre, vous êtes parfois sévère avec votre ami Mouss Diouf. Pourquoi ?

 

Je n’allais pas non plus faire son éloge ! Je pense souvent à lui, il a fait partie de ma vie pendant vingt ans. Il avait des qualités aussi énormes que ses défauts. Il ne connaissait pas toujours bien ses textes, était pendu à son portable même sur le plateau, et quand il est revenu de La Ferme célébrités, il avait changé, il pensait que cela allait lui ouvrir des portes.
- Vous avez failli vous lancer en politique. Avez-vous renoncé ?Je suis toujours passionnée. Mais ce milieu ne m’attire pas. Mes convictions, je les exerce en tant que citoyenne.

 
- Au point de surprendre par vos déclarations. Vous assumez ?

 

Entièrement. Pourquoi en tant que citoyenne, je n’aurais pas mon mot à dire ? Je suis grande gueule et je sais que ce que je dis peut déranger.

 
- On lit ici ou là que vous avez eu des propos islamophobes ?

 

Je n’ai rien contre une religion en particulier, les Dieux, en général, m’emmerdent !
- Êtes-vous fière d’être une actrice populaire ?

 

Oui au sens de « qui vient du peuple », mon grand-père était cheminot et ma mère l’aînée d’une famille d’ouvriers de sept enfants ! Je ne change pas, je ne cherche pas à péter plus haut que mon cul.

 
- Vous êtes entière, mais êtes-vous intègre ?

 

Oui, sincère et authentique. C’est inutile de ménager la chèvre et le chou. On voit où ça mène en politique ! Moi j’aime tout le monde, mais il ne faut pas me chercher.

 
- Qu’allez-vous faire maintenant ?

 

Ma vie ne s’est pas arrêtée avec Julie. J’ai deux pièces de théâtre sur le feu, j’ai envie de réaliser mon film et le projet d’un autre à la « Benjamin Gates ». Une autre vie a commencé…