Simon Baker : «Je suis marqué Mentalist au fer rouge !»


Par publié le 22/09/2014 à 11h24


Les épisodes de la semaine lèvent le voile sur le mystère qui obsède Patrick Jane : l’identité de John Le Rouge. L’occasion de rencontrer Simon Baker et de l’interroger sur l’après-Mentalist.

- L’énorme succès de Mentalist a-t-il changé votre vie ?

 

De mille façons ! Mais en même temps, je crois que cela n’a pas changé ma nature. Je me bats d’ailleurs pour rester le même gars, pour ne pas me transformer… Maintenant, ce qui a indéniablement évolué, ce sont mes opportunités professionnelles et le montant de mes avoirs à la banque. C’est fou ce que mon banquier m’adore aujourd’hui !

 
– Si vous pouviez changer une chose dans la série, ce serait laquelle ?

 

L’aspect créatif est toujours un challenge quand vous tournez une série policière. Ces dernières doivent suivre un tas de règles et de paramètres que vous devez respecter si vous ne voulez pas que le téléspectateur ne se perde et, au final, zappe… Vous devez suivre un fil conducteur extrêmement rigide, notamment dans la façon dont l’enquête est menée. Par conséquent, il est très difficile de se renouveler en tant qu’acteur et de laisser libre cours à son imagination. Le cadre est trop figé ! Je voudrais bien parfois que Patrick Jane déconne un peu, fasse des blagues ! (rires)

 
- Comment envisagez-vous votre futur après la fin de la série ?

 

J’ai entretenu beaucoup de relations fortes tout au long de la série, notamment avec Robin Tunney, que je considère comme une de mes meilleures amies, ainsi qu’avec Bruno Heller, le créateur du show, avec qui je compte rester en contact jusqu’à la fin de mes jours. J’ai travaillé avec toute l’équipe non seulement en tant qu’acteur, mais aussi en tant que metteur en scène pour quelques épisodes. Cela m’a donné confiance en moi, notamment dans ma capacité à ne pas stagner dans ce métier ! Avec Robin Tunney, nous nous posons souvent des questions sur la fi n de Mentalist. Et il nous arrive de blaguer : on se dit que l’on se retrouvera peut-être, quand nous aurons 70 ans, à animer des croisières pour célébrités !

 
- Plus sérieusement ?

 

Je n’en sais rien ! Ce que je sais, en revanche, c’est que quoi je fasse, je suis marqué Mentalist au fer rouge, et que jusqu’à la fin de mes jours, on m’appellera Patrick Jane ! Bref, je ne sais pas trop ce que je vais faire ensuite à titre personnel. J’étais au téléphone avec ma femme [Rebecca Rigg, de nationalité australienne comme son mari et elle-même actrice, NDLR] aujourd’hui et je lui confiais que j’aimerais bien acheter un bus pour emmener mes garçons faire du camping sur la côte est de l’Australie pendant au moins un bon mois. Faire du surf, camper, cuisiner, etc.

 
- Et votre fille ?

 

Elle est désormais à l’université de Portland, dans l’Oregon ! Elle me manque, mais qu’est-ce qu’on peut bien y faire ? Il faut bien qu’elle grandisse à un moment donné. Ce que l’on redoute le plus en tant que parent, c’est qu’une fois que les enfants ont quitté le nid, ils ne ressentent plus le désir de revenir vous voir !

 
- Jusqu’à présent, qu’est-ce qui vous a permis de garder les pieds sur terre quand vous quittez le tournage de Mentalist ?

 

Ma femme ! (rires) Que je le veuille ou non, c’est elle qui me maintient à flot ! Mais aussi mes enfants, qui m’ont toujours soutenu, qui ne m’ont jamais jugé, qui ne m’ont jamais reproché mes absences répétées !