Sagamore Stévenin : «Il y a beaucoup de moi dans Falco»


Par publié le 05/05/2014 à 12h21


Plus sombre et plus dense que la précédente, la saison 2 de Falco confirme l’aisance de Sagamore Stévenin sous les traits d’un personnage qui lui colle à la peau. Rencontre.

- La première saison de Falco a été suivie par plus de six millions de téléspectateurs. Comment avez-vous vécu ce succès ?Je ne vous cache pas que j’ai eu un peu de mal à réaliser ce qui était en train de se passer, tout simplement parce que je n’ai pas la télé. Par conséquent, je ne suis pas très familier de tout ce qui touche aux audiences. Malgré tout, j’avais très bien compris qu’il valait mieux que l’on fasse six millions plutôt que trois. Au final, je suis vraiment content pour toute l’équipe, mais aussi pour la chaîne, qui avait fait le pari d’apporter une couleur un peu différente dans son offre de séries.- Falco est resté vingt-deux ans dans le coma à la suite d’une tentative de meurtre. Il en est ressorti particulièrement cabossé. Vous sentez-vous proche de ce personnage ?Il y a beaucoup de moi dans Falco. Encore plus dans cette saison 2. Comme la chaîne a été rassurée par le succès de la première saison, on a pu continuer dans cette direction. On est allé puiser dans ce que je suis, dans mon histoire personnelle, pour nourrir ce personnage. Quoi qu’il en soit, le maître-mot de cette série reste la sincérité, que ce soit dans les moments les plus légers comme dans les plus sombres.- Cette sincérité se traduit-elle par des phases d’improvisation ?J’ai eu la chance que les réalisateurs m’accordent une grande liberté dans mon jeu, en me laissant notamment improviser. L’improvisation est un vraimoteur de sincérité. À condition qu’un important travail ait été fait en amont. Sinon, cette sincérité, elle tombe à plat. D’où l’importance qu’à un moment donné, l’acteur et le personnage ne fasse plus qu’un. Après, au quotidien, ça peut devenir un peu compliqué pour les gens qui vivent avec vous… On ne sait plus trop à qui on s’adresse !- Votre père, vos frères et votre soeur sont comédiens. D’où vient cette passion familiale pour la comédie ?Sincèrement, je ne sais pas. La comédie, pour moi, ce n’était pas un rêve d’enfant. Depuis tout petit, j’ai suivi mon père sur les plateaux de tournage. J’ai grandi sur des rails de traveling. Du coup, j’ai toujours été attiré par tout ce qui touchait à la technique. Quand je voyais mon père passer par des moments d’exaltation et de souffrance, je me disais qu’il fallait avoir les épaules sacrément solides pour faire ce métier. Car il ne faut pas se voiler la face : quand on est acteur, parfois, on n’a pas de travail. Et quand on a du travail, parfois, ça se passe mal. Tout ça peut vous mettre dans des états très particuliers. Ce n’était pas quelque chose qui me faisait rêver, même si l’énergie du métier d’acteur m’a toujours attiré.- Y aura-t-il une saison 3 de Falco ?Le tournage a déjà commencé. Comme on doit livrer douze épisodes, on ne peut pas se permettre d’attendre les résultats d’audience de la saison 2. Donc, sauf accident industriel, cette saison 3 aura bien lieu.