Peplum – Jonathan Lambert : « J’adore être une ordure »


Par publié le 21/02/2015 à 04h00


Un esclave affranchi aide un empereur à sauver son trône. En odieux despote, Jonathan Lambert est parfait. Une série romano-potache imaginée par Thierry Ardisson (également coproducteur), dans la veine de Kaamelott et, bien sûr, d’Astérix.

Née d’une idée de Thierry Ardisson, Peplum est une comédie historique qui invite à revivre le déclin de l’empire romain avec humour et en trois épisodes de 90 minutes. Maximus (Jonathan Lambert) est un empereur incompétent, excentrique et imprévisible ; Bravus (Pascal Demolon), esclave affranchi devenu premier conseiller de Maximus, fait le maximum pour éviter le chaos. L’une de ses devises : « Je dois faire comprendre à mon patron qu’il n’a pas vraiment le calibre pour mettre l’armure de Jules César. » Le décor ainsi planté, le tyrannique Maximus prend la parole d’office, en se mettant dans le costume de Jonathan Lambert : « Si j’ai plongé aussi vite dans le scénario, c’est que je suis un monstre, quelqu’un plus que détestable, mais un monstre que, petit à petit, on prend en affection. »

Un Jonathan Lambert royal

Bien au delà de ses apparitions plus que remarquées chez Laurent Ruquier, le samedi soir sur France 2, Jonathan Lambert a endossé la toge de Maximus comme une seconde peau. « J’adore ce genre de personnage pas très fréquentable, à la limite d’être une ordure, mais qui ont une faille qui les rend sympathique. J’adore être une ordure ! Soyons clair : Maximus n’a pas les épaules pour son poste, il est arrogant, prétentieux, débile… mais il est tellement touchant que sa toge me va très bien. » Parce qu’il est constamment occupé à limiter les gaffes de Maximus, l’ancien esclave Bravus est coincé entre sa vie professionnelle et une vie de famille elle aussi plus que chaotique. « Bravus, c’est un peu “Le bon sens près de chez vous” », résume Pascal Demolon, son interprète. Mais comment sauver un empire quand on n’arrive même pas à résoudre ses problèmes de famille ? Dans les deux cas, a-t-il l’étoffe ? Mais il y travaille : sa toge, il la mouille. »

Décors soignés  et guest stars à la pelle

Pour pimenter la série, les producteurs (Noon, société qui produit Scènes de ménages, et Ardimages, la société de Thierry Ardisson) ont fabriqué un décor digne du cinéma et, à l’instar du Kaamelott d’Alexandre Astier, réussi à attirer une foule d’acteurs : Franck Dubosc, Michèle Laroque, Gérard Hernandez, Bruno Solo, Manu Payet, Kad Merad… « Rien que pour être avec eux, j’avais envie d’entrer dans l’arène, précise Jonathan Lambert. Très franchement, je ne m’attendais pas à de tels éclats de rire, à ces moments de complicité. J’avais beau être empereur, je n’en menais pas toujours large sur mon trône pendant les tournages. Mais quel pied ! » Voilà qui donne envie d’aimer cette Rome-là !