Les sirènes : Et si elles existaient vraiment ?


Par publié le 26/12/2014 à 10h44


Créatures mythiques, les sirènes foisonnent dans l’imaginaire des hommes depuis la nuit des temps. Admirées ou craintes, elles sont difficiles à suivre.

Mythe ou réalité ?

 

Selon la tradition la plus répandue, les légendaires sirènes sont des êtres symbolisant l’âme des morts, illustrées d’abord en oiseaux à tête humaine, séduisant les hommes par leurs chants mélodieux pour les entraîner vers une vaste prairie recouverte des ossements desséchés des infortunés marins qui les avaient précédés.

 

Ces êtres ont été dotés d’ailes par la volonté des dieux pour mieux se défendre ou fuir leurs ennemis, comme les Muses à qui ces sirènes disputaient la qualité du chant. Ce n’est qu’à partir du Moyen Âge que cette tradition, influencée par les légendes nordiques, les transforma en femmes à queue de poisson. Plus d’un marin se souvient des avertissements du poète Homère qui écrivait dans son Odyssée : «Il vous faudra passer près des sirènes. Elles charment tous les mortels qui les approchent. Bien fou celui qui se relâche pour entendre leurs chants… Passe sans t’arrêter

 

Pour pimenter le tout, ces charmantes créatures sévissent souvent par trois : l’une qui joue de la lyre, l’autre de la flûte, tandis que la dernière chante. On peut tenter de se rassurer en partant au large : toujours d’après la légende, si les sirènes laissent échapper un navire, elles se précipitent en mer et se transforment en écume. Ce fut le cas quand Ulysse, sur les conseils de Circé, se fit attacher au mât de son bateau après avoir fait boucher à la cire les oreilles de ses matelots qui ainsi ne pouvaient pas entendre le chant des sirènes.

 

ET SI ELLES EXISTAIENT VRAIMENT ?

 

Les légendes étant tenaces, il se dit que des sirènes seraient aussi présentes dans certains fleuves (Le Rhin) ou petits cours d’eau, prenant le nom de «ondine». La littérature, le cinéma, puis les séries d’animation se sont emparé du mythe. Plus étrange, bien que l’existence des sirènes ne soit plus envisagée par la plupart des scientifiques depuis le XIXe siècle, certains aujourd’hui se penchent, avec plus ou moins de sérieux, sur le phénomène. Si des petits plaisantins se sont amusés à fabriquer de faux cadavres de sirènes, en Asie, combinant squelette de singe et queue de grands poissons, d’autres se penchent sur la «Sirénomélie», une malformation foetale rare qui se caractérise par une fusion des membres inférieurs qui rappelle la sirène dans l’imaginaire collectif. On dit de ces nouveau-nés que ce sont des «bébés-sirènes».

 

Alors, pourquoi ne pas envisager que dans les temps anciens de tels enfants, jetés à la mer, aient pu être à la base du mythe, si certains ont pu survivre comme un poisson dans l’eau ? D’autres encore, pensent que les sirènes ne seraient que des mammifères marins…

 

Dans les faits, la petite sirène n’est pas prête à nous livrer ses secrets, et c’est bien mieux comme cela.