Les français, ces guests qu’on s’arrache


Par publié le 18/08/2014 à 11h10


Avec son apparition dans Blacklist, Barbara Schulz perpétue la tradition des actrices françaises ayant réussi à se faire inviter sur le plateau de tournage d’une série américaine.

Mercredi dans Blacklist, au cours du deuxième épisode de la soirée, Red croisera la route d’une dénommée Laurence Dechambou, un ancien agent des services secrets français reconverti dans le mercenariat. Sous les traits de ce personnage trouble, qui a tenté par le passé de mettre fin aux jours de Red, les téléspectateurs de TF1 reconnaîtront sans doute Barbara Schulz, Molière de la Révélation féminine en 2001 pour son rôle dans la pièce Joyeuses Pâques. L’incursion d’une Frenchy au casting d’une série US n’a rien d’une incongruité. Et la tendance ne date pas d’hier. Si rares sont ceux qui se souviennent de Line Renaud dans un épisode de la sitcom Ricky ou la belle vie, Les Enfants de la télé nous avaient rafraîchi la mémoire, il y a quelques années, en exhumant les images surannées d’une apparition d’Arielle Dombasle dans la fameuses série policière Deux flics à Miami, en 1985.

CATHERINE DENEUVE ET ISABELLE HUPPERT EN TÊTES DE GONDOLE

 

Au début des années 1980, la regrettée Marie-France Pisier avait également traversé l’Atlantique pour camper une styliste française dans la mini-série Scrupules. Plutôt du genre à voir les choses en grand, les chaînes américaines n’hésitent plus à convoiter ce qui se fait de mieux dans le vivier des comédiennes Made in France. La grande Catherine Deneuve a ainsi livré en 2006 une prestation remarquée dans le sulfureux Nip/Tuck, sous les traits d’une riche veuve bien décidée à se faire implanter dans les seins les cendres de son défunt mari. Quatre ans plus tard, en 2009, Isabelle Huppert s’était vu confier un rôle tout aussi intense au cours de la onzième saison de New York, unité spéciale, celui d’une mère à la dérive dont l’enfant a été kidnappé. Quant à Carole Bouquet, après une apparition dans Sex & the City en 2004, elle figure au générique de la série Rosemary’s Baby, remake très attendu du film de Roman Polanski, sur le réseau NBC.

 

DU TRÈS BON, DU MOINS BON ET DU TRÈS MAUVAIS…
Dans le lot des actrices françaises de premier plan ayant fait une pige au pays de l’oncle Sam, on n’oubliera pas de citer la très internationale Eva Green dans la robe de la diabolique Morgane de Camelot en 2011 – mais aussi en sorcière dans la récente Penny Dreadful –, et Julie Delpy, qui en 2001 avait enfi lé la blouse d’infirmière pour tourner sept épisodes d’Urgences. Un peu moins prestigieux, mais aussi marquant, le passage d’Élodie Bouchez dans la série d’espionnage Alias le temps de neuf épisodes, en 2005. Ce florilège plutôt flatteur ne doit pas faire oublier quelques expériences malheureuses vécues par Clémence Poésy dans Gossip Girl («Je me demandais ce que je faisais là», avait-elle déclaré), par Linda Hardy dans deux productions assez catastrophiques (The Philanthropist et Undercovers) ou par Lorie, frisant le ridicule dans un épisode des Feux de l’amour tourné à Paris en 2008 (en compagnie du footballeur David Ginola). Pas sûr, après ça, que la chanteuse fasse carrière à Hollywood.