Intelligence, Homeland : Espions en série, on en raffole !


Par publié le 11/02/2015 à 10h00


Aventures, jolies femmes, intrigues complexes, trahisons, gadgets et coups de feu à gogo… L’espion est l’une des figures télévisuelles les plus populaires depuis 1960.

Les espions, objet de fantasmes, d’envies ou de répulsions, sont du pain bénit pour le romans, le cinéma et la télévision. Et source de grand succès auprès des téléspectateurs, qui raffolent de ces héros. Dernière en date, la série de M6, Intelligence, conte les aventures de Gabriel Vaughn, un agent très spécial dont l’intelligence a été amplifiée grâce à une puce intégrée dans son cerveau. Ce « super-espion » peut se connecter sans effort à Internet et aux satellites, une capacité technologique que convoitent évidemment tous les services étrangers… Ce héros bionique colle parfaitement à Josh Holloway, le rebelle de la série Lost. Autre nouveauté attendue cette semaine : la saison 4 de Homeland, pour un mois et 12 épisodes, dès jeudi à 20h55 sur Canal +. Une série qui n’en finit pas de surprendre tant elle colle à l’actualité internationale. Sa plus lointaine ancêtre, Destination danger (1960-1968), est née en pleine Guerre froide, époque bénie pour les agents secrets : John Drake (Patrick McGoohan), Anglais comme James Bond mais jamais armé, est le premier héros espion de la télé. Autre fleuron britannique du genre, Chapeau Melon et Bottes de cuir (1961-1969), série parodique qui utilise l’espionnage comme prétexte à se moquer des 007 de tous poils. S’ensuivirent des séries au succès retentissant : Des agents très spéciaux (1964-1968), Le Prisonnier (1967), Mission impossible (1966-1973) et Les Mystères de l’Ouest (1965-1969), qui mêle western et espionnage… jusqu’au délirant Max la Menace (1965-1969), prenant le contrepied des séries « sérieuses » avec ses gadgets incroyables, comme le téléphone-chaussure du héros, devenu un classique parmi les classiques. Dépassant largement le cadre de l’espionnage, mais toujours avec le même esprit d’espionite aiguë, les années 1970 verront naître les héros bioniques – L’Homme qui valait trois milliards (1973-1978) et sa dérivée Super Jaimie (1976-1977) –, alors que années 1980 seront celles des agents surarmés (Supercopter, 1984-1986) et des aventuriers brico leurs, avec en tête de liste l’emblématique MacGyver (1985-1992) dont les « bidouillages » sont devenus proverbiales (« trouver une solution à la MacGyver »). Et côté français ? Pas grand-chose, ou tardivement : on peut noter La Source, diffusée sur France 2 en 2013…Pourtant, il se pourrait que la tendance s’inverse, puisque Arte a mis en chantier l’an dernier Au service de la France. Mais pour en savoir plus, il faudra attendre…secret absolu (comme il se doit). Les sagas de l’espion sur petit écran sont loin d’être terminées : il y a toujours une taupe près de chez vous.

A VOIR : 

Intelligence 

Jeudi 12 février, à 20 h 50 sur M6

A LIRE :

Le Transporteur saison 2 : Le retour de Chris Vance – Série

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