François-Xavier Demaison : «Cette expérience vient au bon moment»


Par publié le 21/04/2015 à 09h50


Le trublion change de registre pour endosser la panoplie du commissaire Molina, l’un des principaux protagonistes de la nouvelle série de France 2, Disparue.

- Pourquoi avoir accepté cette partition très éloignée de votre univers habituel ?

Tout simplement parce que j’ai l’impression que cette expérience vient au bon moment, à un stade de ma carrière ou j’ai tissé des liens solides avec le public. J’en suis ravi. Pour moi, la télé est un vrai un rendez-vous populaire et je suis fier de l’honorer avec une série de cette qualité. Et j’adore mon personnage, qui se définit par autre chose que son simple boulot de flic. C’est drôle d’ailleurs que cela m’arrive maintenant, car quand j’étais tout jeune et que je débutais comme comédien, on m’avait prédit que je commencerais à avoir de beaux rôles vers 40 ou 50 ans. Comme Philippe Noiret et Michel Serrault, en toute modestie (rires)…

- Est-ce que vous êtes aussi attentif aux propositions que vous recevez pour le petit écran qu’à celles qu’on vous soumet pour le cinéma ?

Oui, parce que je trouve que la France est en train de rattraper son retard sur l’Angleterre ou les États-Unis dans ce domaine. Selon moi, la frontière entre cinéma et télévision est en train de disparaître, eu égard à l’excellence des scénarios de ces fictions… Ce qui ne m’empêchera pas, par ailleurs, de tourner deux films très bientôt.

- Seriez-vous tenté par une carrière internationale ?

Il y a quelques années, j’avais fait des essais pour jouer Napoléon pour la BBC [la chaîne publique britannique, NDLR], mais cela n’a finalement pas marché. J’ai appris des tirades en anglais pour rien ! Mais j’aime bien l’idée… En travaillant à l’étranger, on revient vers ses fondamentaux, on se débarrasse de son ego, de l’image de soi que l’on trimballe dans son pays…

- Vos années passées dans la finance, comme trader à Wall Street, vous sont-elles parfois utiles dans votre métier ?

Je n’étais pas trader, j’étais tax lawyer, c’est-à-dire avocat fiscaliste, ce qui était encore plus chiant (rires). Effectivement, mon expérience dans la finance me sert pas mal puisque je fais de la production, notamment sur Mon maître d’école, un documentaire qui sortira dans les salles obscures fin septembre. C’est un projet pour lequel je n’ai économisé ni mon temps ni mon argent…

- Nourrissez-vous également des envies de réalisation ?

Je ne sais pas… Être le énième comique qui passe derrière la caméra, ça ne me tente pas plus que ça…

- À propos d’humour, quand vous reverra-t-on sur scène ?

Bientôt, car je viens de terminer l’écriture de mon nouveau one-man show ! Ce sera un spectacle très centré sur la notion d’engagement. J’y croiserai beaucoup de personnes de ma famille et ce sera le prétexte à de nombreux sketches.

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