Dix ans que la vie est plus belle !


Par publié le 06/10/2014 à 07h22


Ils sont là depuis les débuts (ou presque). Les interprètes de nos héros préférés nous racontent leurs meilleurs souvenirs de ce feuilleton populaire qui a encore de beaux jours devant lui.

France 3 profite de l’anniversaire de son feuilleton quotidien pour diffuser deux épisodes inédits, préludes, peut-être, à une future série dérivée [voir encadré]. Boher sera le héros de cette soirée. Avec Mirta, Mélanie et Roland, il est l’un des piliers du Mistral, ce quartier imaginaire de Marseille qui vit le jour durant l’été 2004…

 

UNE SÉRIE NÉE UN 5 JUILLET…

 

«Ah, je me souviens du 5 juillet 2004 comme si c’était hier !» L’émotion dans la voix de Michel Cordes, alias Roland, est sincère. Normal, ce jour-là, il se retrouvait dans les bras de Sylvie Flepp, alias la très naïve Mirta ! Très vite, ils deviennent le couple phare du feuilleton. «Mirta était au tout début une catho, un peu réac’, explique Sylvie Flepp. Heureusement, les auteurs se sont calmés avec ça, car je viens d’une famille catholique, et on n’est pas du tout comme ça.» Engagés pour quelques semaines seulement, les comédiens, au (petit) nombre de douze, ne ménageaient pas leur peine. «On tournait quatorze séquences par jour, de 7h à 20h, poursuit-elle. J’ai perdu 4 kilos en deux mois !» Les intrigues étaient également moins nombreuses. «Il n’y avait pas plusieurs histoires en même temps, pas d’intrigues «A, B, C» c’est-à-dire «principale», «secondaire» et «annexe”», explique Laetitia Milot, alias Mélanie. L’audience était d’ailleurs en berne…» Sylvie Flepp confirme : «Il a fallu attendre l’arrivée d’un méchant pour que ça décolle.» Le côté «couleur locale» s’est aussi rapidement estompé au profit d’un décor finalement assez neutre, l’absence d’accent y contribuant largement. De quoi permettre au public de mieux s’identifier aux personnages et aux situations. « Le feuilleton prend un virage actuellement », affirme Sylvie/Mirta, dont l’hôtel va subir quelques dégâts. « Mélanie va tomber amoureuse d’un certain Mattéo. J’espère que ce sera le bon », confie Laetitia Milot. Et si on se donnait rendez-vous dans dix ans pour le savoir ?