Chefs – Clovis Cornillac : «Avant tout un thriller passionnant»


Par publié le 10/02/2015 à 12h00


- Les émissions culinaires sont à la mode. Est-ce pour ça que vous avez accepté de jouer un chef ? Non, d’autant que je ne regarde pas ces émissions. Ça se passe au sein d’une brigade d’un grand restaurant, mais c’est avant tout un thriller passionnant. Le suspense, on le retrouve même dans la relation […]

- Les émissions culinaires sont à la mode. Est-ce pour ça que vous avez accepté de jouer un chef ?

Non, d’autant que je ne regarde pas ces émissions. Ça se passe au sein d’une brigade d’un grand restaurant, mais c’est avant tout un thriller passionnant. Le suspense, on le retrouve même dans la relation amoureuse. Quand je regarde une série, je ne veux surtout pas m’attendre à la scène suivante. Et avec Chefs, les surprises sont de taille.

– C’est vous qui avez eu l’idée de porter cette grosse barbe ?

D’abord, j’ai souhaité qu’il soit habillé en noir pour être toujours différent des autres. Ensuite, j’ai eu cette idée de barbe pour lui donner une silhouette particulière. Le chef, c’est un pilier, un capitaine de vaisseau. Et pour moi, un capitaine, c’est un gars barbu.

- Vous avez possédé un restaurant. Cela vous a-t-il aidé pour ce rôle ?

Oui, il y a quelques années à Lyon, le Café Mademoiselle. Je l’ai revendu, car si on veut gagner de l’argent, ça demande d’y être à plein temps. J’ai plusieurs camarades chefs avec qui je suis allé faire le feu pour comprendre.

- Vous arrive-t-il de cuisiner ?

Parfois, mais je ne suis pas un bon cuisinier. J’ai un père qui cuisine bien et ma mère ne cuisinait pas du tout. En revanche, je crois que je peux être de bon conseil car je sais apprécier la nourriture. J’aime boire et j’aime manger. Mais je suis vraiment arrivé à la nourriture par le vin. Je suis un fou furieux avec le vin.

N’avez-vous donc pas envie de faire votre vin, comme Depardieu ?

Si un jour je suis riche, peut-être. Mais c’est un sacrifice, une passion et je crois qu’il ne faut surtout pas faire de l’argent avec ça.

- Êtes-vous toujours aussi boulimique de travail ?

Ça va mieux. En vieillissant et avec les enfants, je commence à apprécier les vacances. J’arrive aujourd’hui à un peu plus compartimenter ma vie.

- Avez-vous souhaité avoir votre femme [l’actrice Lilou Fogli, NDLR] à vos côtés dans Chefs ?

Le rôle n’était pas distribué et on a trouvé cela rigolo. Elle fait une courte apparition en journaliste.

- Cette nouvelle série parle aussi beaucoup de transmission du métier. Avez-vous connu cela avec vos parents Myriam Boyer et Roger Cornillac, tous deux comédiens ?

Pas du tout. J’ai appris mon métier sur le tas. On n’a jamais échangé entre nous sur le thème «comment il faut jouer». Autant on a une affection sans borne, autant ils ne se sont jamais mêlé de mes choix ou de mon jeu. La seule force que ma mère m’ait transmise quand j’étais enfant, c’est qu’elle me disait toujours : «On va bien se marrer !». Et franchement, entamer la vie avec une mère qui dit ça, c’est plutôt chouette, non ?

- Et maintenant que vous avez rendu votre tablier, qu’allez-vous nous concocter ?

Ça y est, je viens enfin de réaliser mon premier film ! C’est une comédie romantique autour de deux personnes qui vont se rencontrer sans se voir. Je suis très excité. En passant derrière la caméra, j’ai touché une drogue dure et j’espère vraiment que l’on va me donner l’occasion de le refaire. C’est encore plus de boulot, alors forcément j’adore !

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