Ces héros qui dépassent les bornes


Par publié le 15/11/2014 à 09h52


À l’image du mentaliste Patrick Jane, récemment passé du côté obscur de la force, nombreux sont les personnages de séries télé habités par des pulsions criminelles.

Mais qu’est-ce qui nous pousse à autant aimer les bad boys, les gros bras, les durs à cuire, et à nous détourner des héros trop propres sur eux, droits dans leurs bottes ? Le temps des séries télé mettant en scène des personnages irréprochables semble révolu. Même le beau Patrick Jane de Mentalist a récemment franchi la ligne rouge, qui sépare le monde des gentils de celui des méchants. Pour notre plus grand plaisir.

 

Le 7 octobre dernier, nous étions en effet près de dix millions à suivre la mise à mort du tueur en série John Le Rouge par un Jane finalement débordé par son désir de vengeance. De quoi le faire entrer dans la catégorie des justiciers sans scrupules, au sommet de laquelle trône un certain Dexter qui, huit saisons durant, s’est évertué à éliminer les criminels ayant échappé au système judiciaire. Un mal pour un bien pour ce serial killer plein de bonnes intentions, dont l’enfance a été marquée par un grave traumatisme.

 

 

À l’image de Dexter, Ray Donovan a, lui aussi, des circonstances atténuantes à faire valoir. Payé par les plus puissants d’Hollywood pour faire disparaître les preuves de leurs écarts de conduite, Ray, qui n’hésite jamais bien longtemps avant de sombrer dans l’illégalité, peut certainement trouver une justification à ses actions volontiers amorales en allant chercher du côté de son passé, également entaché d’une grande souffrance. Quant à Walter « Walt » White (Breaking Bad), professeur de chimie atteint d’un cancer en phase terminale, c’est par amour pour sa femme et sa fille qu’il a décidé de se lancer dans le trafic de drogue afin d’assurer l’avenir de ses proches.

 

 

Ces quelques exemples de sombres héros ayant de bonnes excuses à avancer pour leur défense ne doivent cependant pas faire oublier la présence, dans l’univers des séries télé, de criminels 100 % coupables qui, s’ils se retrouvaient à la barre d’un tribunal, prendraient perpétuité sans pouvoir espérer une quelconque remise de peine.

 

 

Parmi ceux-là, on pourrait citer le politicien véreux Frank Underwood de House of Cards ou encore Tony Soprano, figure centrale des Soprano. À la seule différence près que ce dernier jouit d’un capital sympathie non négligeable auprès des téléspectateurs. Car s’il a la gâchette facile lorsqu’il gère ses affaires courantes, Tony fait oublier sans mal son étiquette de mafieux sans scrupule lorsqu’il enfi le son costume de papa gâteau ou encore lorsqu’il s’allonge sur le divan de sa psy pour évoquer la tendresse qu’il éprouve envers les canards. Derrière la carapace du pire des criminels se cache parfois un coeur d’enfant…