Beaux comme des hubots


Par publié le 28/04/2014 à 12h02


Derrière son vernis d’oeuvre de science-fiction, cette ambitieuse série suédoise continue de nous interpeller sur des questions bien ancrées dans notre époque : exclusion, discrimination, mais aussi i

C’est avec un plaisir teinté d’excitation que les quelque 1 500 000 téléspectateurs qui ont suivi la première saison de Real Humans devraient dévorer la suite qui débute cette semaine sur Arte. Beaucoup plus noirs que les précédents, ces dix nouveaux épisodes voient s’intensifier les tensions entre robots, désireux d’être reconnus comme des individus à part entière, et humains, farouchement opposés à l’intégration de ces hubots dans la société. Si le monde que nous décrit Real Humans semble n’être que pure (science) fiction, Lars Lundström, son créateur, insiste sur son ancrage dans le réel. « Cette série est une métaphore des problèmes que nous rencontrons à l’heure actuelle dans nos sociétés, affirme-t-il. Elle est une sorte d’allégorie de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, avec de nombreux cas de discriminations dont certaines personnes sont victimes en raison du simple fait qu’elles sont différentes. Le parallèle entre les hubots de Real Humans et les immigrés ou les homosexuels en situation d’exclusion, nous l’assumons, bien que notre ambition avant tout, à travers cette série, est d’être divertissant. Nous ne sommes pas là pour éduquer les gens ».