Toutânkhamon la malédiction du pharaon


Par publié le 15/07/2014 à 02h02


En 1922, la découverte du tombeau du célèbre pharaon dévoile un fabuleux trésor, pour le meilleur et pour le pire...

Le 4 novembre 1922, dans la vallée des rois, en Égypte, l’archéologue britannique Howard Carter découvre une sépulture riche d’un fabuleux trésor, qui a échappé aux pilleurs de tombes. La notoriété de cette découverte va s’accélérer grâce à une légende reprise par la presse de l’époque : la malédiction du pharaon. En effet, une mystérieuse inscription sur le sarcophage indiquerait : «Ceux qui entrent dans ce tombeau sacré seront visités par les ailes de la mort».

 

 

L’étrange décès de Lord Carnavon, commanditaire de l’expédition Carter, ne fait qu’amplifier la rumeur. On dit même que les lumières de son château s’éteignirent au moment de sa mort. Dans la décennie qui suivit, la presse va attribuer une trentaine de morts surnaturelles à l’ouverture de la sépulture ou à l’étude de la momie. Dans l’histoire de l’archéologie, rarement une rumeur avait connu une telle ampleur.

Info ou intox ?

 
Tout commence par la mort du canari de Howard Carter, avalé par un cobra, quelques jours avant l’ouverture du tombeau. Il n’en fallait pas plus pour que le ouvriers locaux y voient un mauvais présage : le cobra étant considéré comme «le serpent des pharaons». Des personnalités comme Sir Arthur Conan Doyle, adepte du spiritisme, propage cette malédiction provoquée selon lui par les sorts magiques jetés par les prêtres pour protéger la sépulture, tandis qu’Agatha Christie s’en ins-pire, dès 1923, pour écrire L’Aventure du tombeau égyptien. Dans la presse, de nombreuses théories farfelues tentent d’expliquer le phénomène : gaz mortels émis par les bandelettes de la momie ; bougies de cire enduites d’arsenic et même concentration de radioactivité…
Tant qu’il y a doute…

 
Malheureusement pour les adeptes de la malédiction, la science aurait démontré qu’il n’existe pas plus de malédiction de Toutânkhamon que de palmiers en Alaska. Howard Carter, celui qui aurait déclenché la malédiction en pénétrant le premier dans la tombe, ne quittera le monde des vivants qu’en 1939, victime d’une cirrhose à l’âge de 64 ans, soit dix-sept ans après sa découverte. Peu avant son décès, il écrira : «Non, il n’y a pas de malédiction des pharaons. Cette légende est une forme dégénérée des histoires de fantômes». Et pourtant, aujourd’hui encore, cette malédiction légendaire reste un mythe des temps modernes. Une fascination qui inspire encore et toujours le cinéma avec des superproductions comme La Momie. Pendant ce temps, Toutânkhamon repose en paix au musée égyptien du Caire.