Arthur : «Je suis l’animateur qu’on aime détester»


Par publié le 27/11/2014 à 12h45


On découvre un Arthur plus émotif qu’il n’y paraît chez les Quechuas. Une parenthèse au milieu des critiques qu’il a essuyées après l’annonce de son exil fiscal en Belgique.

- Que retiendrez-vous de cette belle aventure dans les Andes ?

 

Les Quechuas ont un truc de plus que moi, c’est qu’ils sont au courant qu’ils sont vivants. Je suis parti les rencontrer et en fait j’ai rencontré quelqu’un : moi. C’est indécent tout ce que j’ai, je ne manque de rien alors qu’eux ne possèdent quasiment rien et pourtant ils sont heureux et se marrent tout le temps. Franchement, ça donne envie de ne plus faire de caprices.
- Se faire cracher dessus par un lama, c’est agaçant ?

 

Franchement, par rapport à tout ce qu’on m’a craché dessus ces derniers temps, j’avais l’impression que ma fiancée m’embrassait sur la bouche !

 
- N’est-ce pas étonnant de voir un animateur de TF1 participer à l’une des émissions phares de France 2 ?

 

Sur le coup, j’ai été agréablement surpris que TF1 soit d’accord. En même temps, de mon côté, il m’arrive régulièrement d’inviter dans mes émissions des animateurs des autres chaînes. Je crois que cette petite guerre n’existe plus vraiment aujourd’hui.

Rendez-vous en terre inconnue

Arthur au Pérou chez les Quechuas

- Avant votre départ, votre exil en Belgique a fait du bruit. France 2 a-t-elle failli annuler l’émission, comme on l’a entendu dire ?

 

Il n’en a pas été question une seule fois. Personne ne sait d’ailleurs d’où est partie cette rumeur. Je l’ai vraiment trouvée très déplacée, alors que je partais vivre une simple aventure humaine qui n’avait rien à voir avec les questions d’argent ou d’impôts.
– Et à votre retour, comment avez-vous gérer les critiques à votre égard ?

 

Curieusement, pendant trois semaines, je suis resté d’un grand calme, et ce, malgré toutes les tempêtes qui m’assaillaient. Mais, hélas, cela n’a pas duré longtemps avant que tout cela ne m’agace fortement. De toute façon, j’ai l’impression que je suis l’animateur qu’on aime détester, et cela me va finalement très bien. D’année en année, je caracole en tête des sondages d’impopularité, mais mes émissions font de plus en plus d’audience.
- Après cette émission, le regard sur vous va-t-il changer, selon vous ?

 

Peut-être. J’espère, en tout cas. Je me montre tel que je suis, complètement à poil. Les gens me connaissent mal. Je ne cache jamais mes imperfections à la télévision et avec l’âge, croyez-moi, j’en ai de plus en plus. Je suis patron d’une grosse société et là on va voir le mec qui ne sait rien faire de ses mains et qui se fait traiter de nul en riant.
- Une telle aventure a-t-elle changé votre rapport à l’argent ?

 

Je ne vais pas mentir : non, ça n’a pas changé mon mode de vie et j’aime toujours autant l’argent. Je le reconnais, je suis un ultra-privilégié.
- Les Quechuas n’auront donc rien modifié dans votre comportement ?

 

Si, mes prochaines vacances. Il était temps que j’ouvre un peu les yeux et que j’aille un peu plus loin que la Côte d’Azur et Saint-Barth en vacances. Je vais partir cet été entre hommes avec mes deux fils en caravane aux États-Unis. Le genre de périple que je n’ai jamais fait avant.

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Magazine – Aventures
Mardi 2 Décembre 2014 à 20h50

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