Antoine de Maximy, le globe-squatteur en interview !


Par publié le 03/10/2015 à 05h43


Après une expérience réussie en avril dernier à Arras, le globe-squatteur est une nouvelle fois en direct pour un spécial J'irai dormir chez vous en France. La ville choisie étant tenue secrète jusqu'au dernier moment.

– Avec votre notoriété, il est plus facile de trouver un endroit où passer la nuit en France qu’à l’étranger, non ?

Disons que cela fausse un peu le jeu, c’est vrai. Il m’est difficile de juger l’accueil français car il est perturbé par le fait que les gens me connaissent et que l’on m’invite avant que je ne demande quoi que ce soit. Faites-moi confiance pour dénicher la perle rare. En France aussi, il y a suffi samment de personnes surprenantes et atypiques qui collent au concept de l’émission.

-Êtes-vous toujours fidèle à votre devise : «Quand rien n’est prévu, tout est possible» ?

Cela n’a jamais été ma devise, mais un excellent slogan pour le lancement de l’émission. Sur le fond, cela n’est pas faux, les surprises des rencontres n’en sont que plus savoureuses.

-Pour quelle raison portez-vous cette éternelle chemise rouge ?

Elle aurait pu être d’une tout autre couleur. Pour des raisons pratiques de montage de l’émission, il me fallait ne porter qu’une seule teinte. Il n’y a aucun symbole. Il s’est avéré simplement que le rouge était emblématique pour mes producteurs.

-Cet été, et ce n’était pas une première, vous avez eu droit à un tournage mouvementé aux Caraïbes, où vous vous êtes retrouvé au milieu d’une fusillade. Pensez-vous parfois à ce genre de danger ?

Ce n’est pas le fait de vouloir aller dormir chez les autres qui est dangereux, c’est de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment ! Le danger n’est pas une science exacte. Depuis que je fais l’émission, je n’ai jamais pris un coup. Bien sûr, il y a des moments tendus, mais ils restent rares. Le fait qu’il ne me soit jamais rien arrivé alors que mon but est de me rapprocher des gens, c’est plutôt rassurant sur l’espèce humaine.

-Justement, quelles leçons tirez-vous de toutes vos rencontres dans près de 100 pays ?

Que partout dans le monde, nous avons tous les mêmes objectifs et préoccupations : vivre normalement, assurer l’avenir de ses enfants… Peu importe la latitude, on est tous proches les uns des autres.-

Le jour où l’émission s’arrêtera, vous dormirez enfin chez vous…

Mais j’y dors régulièrement… entre deux avions. Je parcours le monde pour le découvrir et y rencontrer des gens, certes, mais soyons franc : dans les faits, je ne voyage que pour travailler ! Mes vacances, c’est de prendre du bon temps avec mes amis en France.

-Et pour vous, de quoi sera fait l’après-J’irai dormir chez vous ?

Très franchement ? Je n’en ai encore aucune idée. La seule certitude, c’est que cela ne ressemblera en rien à ce que fais actuellement. J’aurai trop l’impression de revenir en arrière. Le moment n’est pas encore venu, j’ai encore trop envie d’aller dormir chez les autres.

A lire :

Le voyage de la vue : une épopée animalière – Documentaire

Le Parc Zoologie de Paris : Une nouvelle espèce de zoo