Marion Game : « Scènes de ménages, c’est un défouloir ! »


Par publié le 04/08/2015 à 04h00


Elle vient de terminer les tournages des épisodes de la prochaine saison de Scènes de ménage, à découvrir à la rentrée. D’ici là, au Palais des glaces à Paris, elle joue tout l’été Tous des malades. Survitaminée, comme d’habitude !

– Vous devez votre popularité à la télévision, vous avez aussi tourné pour le cinéma… Le théâtre a-t-il quand même votre préférence ?

Les planches, c’est le plus difficile, parce qu’on est tout le temps sur la défensive. Il n’y a pas de faux fuyant, vous savez tout de suite si le public vous aime ou non.- On a l’impression que les gens vous aiment depuis toujours…J’ai beaucoup de chance. C’est vrai, malgré tout, que je ne suis pas une personne tellement antipathique (rires)…

– Votre popularité n’est-elle pas surtout due à votre rôle d’Huguette dans Scènes de ménage ?

Sûrement. Avec Raymond, Huguette est comme certains aimeraient être… Mais leur éducation ne le leur permet pas. Scènes de ménages, c’est un défouloir ! Elle ose dire ce que beaucoup aimeraient dire et donc elle agit en conséquence, bien sûr !

– Votre parcours a-t-il été semé d’embûches ?

Tout n’a pas été simple. Quand j’ai osé, en marchant à reculons, m’inscrire aux cours Simon, j’avais déjà 25 ans et une vie compliquée. Je ne savais pas qui j’étais et je subissais ma vie. René Simon m’a portée à bout de bras. Certains n’ont pas la chance d’avoir quelqu’un qui les révèle comme il a pu le faire avec moi.

– Finalement, vous êtes une « enfant de la télé » ?

La télé est un miroir. Chaque soir, je suis chez les téléspectateurs, je les accompagne. Comme je les accompagnais déjà il y a des années dans Les Jeux de 20 h ou L’Académie des neuf. La télévision était la seule façon d’accéder à la popularité, il n’y avait pas les moyens d’aujourd’hui !

– Quel type de femme jouez-vous dans Tous des malades aux côtés d’Alexandre Pesle ?

C’est une bourgeoise qui a la vie facile. Sa fille est pharmacienne et l’officine est confiée au gendre, un grand garçon un peu mou du genou. Un soir d’orage, tout le système d’alarme est déréglé et personne ne peut plus sortir de la pharmacie. Reste seulement une ouverture… Unité de temps, de lieu et d’action, ça aurait pu être une tragédie, mais c’est une comédie bien rythmée et vraiment très drôle.

– Comment s’est passée la rencontre avec Alex Goude, l’animateur de M6 et le metteur en scène de la pièce ?

Je connaissais le jeune homme bondissant de la télévision, j’ai découvert le metteur en scène. Comme il habite aux États-Unis, il n’est pas toujours présent physiquement, alors que j’ai toujours mon vieux « dada » : j’ai besoin d’être dirigée… Avec les modernes, on y va plus à l’instinct !

– Partagez-vous avec votre personnage, comme celui d’Huguette aussi, une certaine forme de détachement dans la vie ?

Il n’y a pas grand-chose désormais qui peut m’affecter. J’ai du recul sur beaucoup de sujets. J’essaie d’être sereine, tranquille. Il n’y a qu’une seule chose qui me fasse peur : la maladie. Mais j’ai surtout ce que beaucoup de comédiens n’ont pas : l’humilité ! Ce qu’on a, on peut le perdre du jour au lendemain !

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