Netflix bientôt en France, ce qui nous attend


Par publié le 29/07/2014 à 12h01


L’arrivée du géant américain, qui promet un catalogue XXL de vidéos à la demande, affole les acteurs du PAF.

Cadeau de Noël pour les uns, loup dans la bergerie pour les autres, l’arrivée en France de Netflix suscite des réactions diamétralement opposées.

Pour les téléspectateurs, la possibilité d’accéder de manière illimitée, depuis son téléviseur, son ordinateur, son smartphone ou sa tablette, à une sélection pantagruélique de films et de séries, le tout pour seulement quelques euros par mois (huit dollars aux États-Unis), a tout d’une aubaine. Pour les acteurs du monde de l’audiovisuel, nul doute que la nouvelle résonne différemment. Ils craignent notamment que le succès annoncé de Netflix ne fasse perdre des abonnés à Canal+, principal argentier du cinéma français, qui pourrait alors réduire ses investissements dans le 7e Art.

De ce fait, le gouvernement français s’active en coulisses afin de contraindre le géant américain à respecter les mêmes obligations de financement et de quotas d’oeuvres françaises que celles qui pèsent sur les chaînes de télévision. Netflix non soumis aux lois françaises ?

Cependant, en décidant d’installer son siège européen au Luxembourg, Netflix, également producteur de la série House of Cards, ne devrait pas être soumis à la législation française. Reed Hastings, son P.-D.G., a cependant tenu à se montrer rassurant en déclarant vouloir « investir dans (…) les contenus français. Nous voulons offrir à ces contenus la possibilité de s’étendre partout dans le monde (…) Nous sommes également à la recherche de formats originaux dans lesquels investir.

Après House of Cards, nous pourrions faire House of Versailles. » Un clin d’oeil en forme de crochet du gauche asséné à Canal +, qui travaille actuellement sur une série baptisée Versailles…


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