William Leymergie : « Côtoyer d’autres cultures m’a ouvert l’esprit »


Par publié le 12/06/2014 à 02h00


L’animateur de «Télématin» publie un livre dans lequel il raconte son enfance en Afrique dans les années 1950 et 1960.

Dans votre livre Les Dents du bonheur, vous évoquez aussi bien le Sénégal que le Mali. Mais l’Algérie ne reste-t-elle pas votre préférée?

 

C’est là que j’ai vécu le plus longtemps, au moment de la petite enfance notamment. Je n’y suis pas retourné depuis les années 1970. Mais j’ai promis de repartir là-bas avec mes enfants… L’un d’entre eux y est allé seul, il y a deux ans. Il a photographié le collège, le lycée, le bistrot, la salle de sport que j’ai connus… En fait, rien n’a vraiment changé.

 

Quels souvenirs gardez-vous du Mali ?

 

À la lisière de Bamako, on est en pleine brousse ! Le fleuve Niger passe par là, c’est exotique.

 

Quel effet a eu sur vous le fait de vivre très jeune au contact d’autres cultures ?

 

J’ai appris à avoir en face de moi des gens qui ne me ressemblaient pas, mais qui en classe étaient parfois meilleurs que moi en français. Côtoyer d’autres cultures m’a ouvert l’esprit. Au­jourd’hui, les hommes politiques ou artistes africains ou arabes que je fréquente me repèrent. Comme si on était de la même famille. Et pourtant, avec ma tronche de jambon…

 

Êtes-vous satisfait de cette saison à Télématin?

 

Oui, l’audience est toujours bonne.

 

Hier?

 

35?% de parts d’audience, le deuxième score de la télévision après le journal de J.-P. Pernaut ! À cette heure-là, notre concurrent, c’est la radio, et pas les chaînes d’info, mais nous sommes vigilants?!