Thomas Hugues : «Quand on parle de déco, on parle surtout de soi»


Par publié le 28/04/2014 à 02h44


Le présentateur de Médias, le magazine assume cette semaine les fonctions de rédacteur en chef de La Maison France 5. L’occasion pour lui d’évoquer le lien qui l’unit au monde de la déco.

- Quel rapport entretenez-vous avec l’univers de la décoration intérieure ?C’est le thème typique qui ramène forcément à des choses très personnelles. En parlant déco, on est forcément amené à parler de l’endroit où l’on vit, des hôtels où l’on est allé… Tout ce que l’on va raconter dans cette émission va me conduire à aborder mon propre univers, dont je ne parle habituellement jamais. C’est une façon de parler de soi, de se raconter, sans pour autant en dévoiler trop. Par exemple, nous ne sommes pas allés tourner chez moi. Car ça, ce n’est pas mon truc.- Êtes-vous du genre chineur ?Pas du tout. J’ai une drôle de relation avec le fait d’aller chiner, car j’ai toujours la crainte de me faire arnaquer. Mon premier réflexe, c’est de me dire que dans une brocante, les biens en vente ne sont pas labellisés. Et si je ne suis pas content, qu’est-ce que je fais ? À qui dois-je m’adresser ? Je suis dans cet état d’esprit un peu inquiet qui fait que je n’ai finalement pas l’occasion de beaucoup chiner.- Êtes-vous bricoleur ?Je suis un petit bricoleur. Je sais faire des choses, mais je ne vais pas la ramener ! Je ne vais jamais me lancer dans de grands travaux, même si j’ai ce fantasme ancré en moi de la ferme que je rêverais de retaper. J’en serais malheureusement incapable. En revanche, j’aime bien travailler avec quelqu’un qui s’y connaît.- Un mot sur Médias, le magazine, votre rendez-vous hebdomadaire sur France 5. Prenez-vous toujours autant de plaisir aux commandes de cette émission ?
On est actuellement dans notre sixième saison. On vient de tourner le 220e numéro. C’est passionnant parce que la matière première de l’émission, c’est l’actu. Et par définition, l’actu se renouvelle en permanence. Plus il y a de sources d’information pour les citoyens, plus il est important qu’il y ait une émission qui décrypte ces médias, qui prenne le temps de l’analyse, qui donne les clés pour comprendre, qui permette de faire la différence entre un coup de com’ et une information.
- La présentation du JT ne vous manque-t-elle pas ?Non. Deux ou trois fois par an, lorsqu’il y a un gros coup de «news», je me dis que j’aurais bien aimé être aux manettes. Mais c’est tout. Ça ne me manque pas plus que ça.