Stéphane Bern : «Jamais sans mes chiens !»


Par publié le 23/07/2014 à 05h29


L'animateur lance un appel à davantage d'humanité enver les animaux. C'est avec ses deux teckels qu'il passe actuellement l'été en Grèce.

- Comme chaque été, vous passez vos vacances en Grèce. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce pays ?

 

J’ai besoin de cette coupure de cinq semaines l’été dans ma maison, où je peux écrire mes livres et travailler sur mes émissions de la rentrée. J’aime la lumière de ce pays le matin. Je reçois des amis et j’emmène mes chiens avec moi.

 
- Vous avez deux teckels dans votre vie. Quelle place occupent-ils ?

 

Les avez-vous depuis longtemps ?Je les ai depuis plusieurs années. Une femelle, Virgule, 10 ans, et un mâle, Dash, du nom du teckel de la reine Victoria… qui elle aussi était passionnée par cette race-là. Virgule est aveugle et, avec Dash, elle a trouvé un petit copain pour se déplacer dans son quotidien. Il n’a pas été élevé pour cela, mais il s’y est mis volontiers. Il est un peu fougueux, elle est plus calme. Cette passion pour les teckels m’est venue sur le tard. Et finalement, Dash et Virgule me connaissent mieux que personne.

 
- Pourquoi vivre avec des chiens ?

 

Ce n’est pas que je souffre de solitude, mais il faut reconnaître que l’amour des animaux, et des chiens en particulier, est désintéressé. Ce qui n’est pas si courant dans la vie, et surtout dans nos milieux. « La gratitude est une maladie du chien non transmissible à l’homme », disait mon ami Antoine Bernheim [dirigeant d’entreprise et banquier français, NDLR]. À une époque où les gens sont connectés sur les réseaux sociaux et ne se parlent plus vraiment, avoir un animal permet de communiquer avec un être vivant.

 
– L’été est une période d’abandon d’animaux. Que peut-on y faire ?

 

J’aime les chiens, et tous les animaux en général. J’ai toujours milité contre l’abandon, j’avais participé à une campagne intitulée «Emmenez-les avec vous en vacances ». Et je donne l’exemple. Actuellement, je suis en vacances en Grèce avec mes deux teckels. C’est une question d’organisation. Les compagnies aériennes, par exemple, sont vraiment très compréhensives. Quand on a un animal, il faut savoir être responsable. Arrêtons de le considérer comme un meuble ou un jouet ! Vouloir tout posséder tout le temps, une maison, une voiture, une femme, un animal – et certains ne font pas la différence –, ce n’est pas supportable !

– Vous venez d’être décoré par la reine d’Angleterre. Cet événement a-t-il changé votre vie ?

 

Absolument pas. Elle était très normale avant, elle l’est toujours aujourd’hui ! J’ai été fait Chevalier de l’Empire britannique. C’est une reconnaissance du travail que je fais en faveur de la couronne britannique. Une fois de plus, c’est à l’étranger qu’on est mieux reconnu que dans le pays où l’on vit…

 

Cela vous chagrine ?

 

Je ne cours pas après les honneurs !