Stars et pub, des cachets qui ont du mal à passer


Par publié le 04/08/2014 à 03h40


Le magazine Capital a révélé les salaires des rois du rire pour leur participation à des campagnes publicitaires.

L’arrivée sur nos écrans d’une publicité mettant en scène Gad Elmaleh dans une parodie de sketch visant à vanter les mérites d’une célèbre banque avait fait réagir Twitter, les utilisateurs du site de microblogging prenant un malin plaisir à railler la piètre qualité de ce spot.

 

À la suite de la révélation par le magazine Capital du cachet touché pour cette prestation pathétique par le mari de Charlotte Casiraghi, la vague de gentilles moqueries du public s’est retirée pour laisser place à un flot incessant d’indignations en tous genres : 450 000 euros pour trois jours de tournage, le tout payé par une banque dont les dettes abyssales contractées dans les années 1990 après diverses malversations ont été épongées avec les deniers de l’État, voilà qui a du mal à passer auprès de l’opinion publique.

 
450 000 euros pour trois jours de tournage
« Gad Elmaleh a touché 450 000 euros pour sa pub en faveur de la banque LCL, commente notamment Jack Dion, le directeur adjoint de la rédaction de Marianne. Le talent ne paie pas toujours, mais la banque, si. »

 

Dans la même veine, le twitto Hervé Francès considère que « Le scandale ce n’est pas le cachet que touche Gad Elmaleh pour un spot, mais d’accepter de faire un si mauvais film ». Même son de cloche du côté du gazouilleur Sidney Azoulay, qui se demande quelle aurait été l’ampleur de la somme si l’humoriste « avait bien joué ».

 

Derrière le grand méchant Gad, qui ose vendre son image à une banque d’investissement, Laurent Gerra, Chevallier et Laspalès ou encore Éric Judor passeraient presque inaperçus. Et pourtant, toujours d’après Capital, ces derniers auraient empoché respectivement 200 000, 900 000 et 400 000 euros pour venter les mérites d’un opticien, d’une compagnie d’assurance ou encore d’un grand fournisseur d’électricité. Et vive la pub !