Sidonie Bonnec : «Je suis la femme la plus heureuse du monde»


Par publié le 15/12/2014 à 10h10


Le travail ne semble pas avoir d'emprise sur cette maman comblée qui présente cette semaine un documentaire bouleversant sur le tsunami de 2004.

 

SIDONIE BONNEC, MAMAN

 

- Vous souvenez-vous où vous étiez le 26 décembre 2004 ?

Chez mes grands-parents, à Kervignac, en Bretagne. Comme tous les ans, je fêtais Noël en famille. Cette année, il faisait très froid. On se disait que ça serait bien de faire un jour Noël au soleil. On avait toujours la radio allumée. Quand la nouvelle du tsunami est tombée, j’ai tout de suite pensé à tous mes amis qui étaient dans ce coin du monde au même moment. C’était un grand chamboulement.
- Quelle était votre ambition lorsque vous vous êtes lancée dans la confection de ce documentaire ?

 

Nous voulions simplement revenir sur ce drame avec suffisamment de recul, revivre de l’intérieur cet événement qui a bouleversé le monde. Il s’agit tout de même de la plus grande catastrophe naturelle du XXIe siècle. Nous avons alors cherché à regrouper des « images pures » qui racontaient parfaitement les moments terribles que les gens ont pu vivre sur place. Des images pures, j’insiste bien là-dessus, des images prises sur le vif, sans commentaire, sinon ceux des gens sur place qui souvent ne comprenaient pas ce qui se passait.
Un documentaire sur le tsunami, Enquêtes criminelles, Au coeur de l’étrange…Vous présentez beaucoup d’émissions anxiogènes. Hasard ou coïncidence ?

 

Vous savez quoi ? Je ne l’avais même pas remarqué ! J’adore les histoires en tout genre, les lire, les écouter, même si ce sont des histoires sombres. Je suis fascinée de voir comment la vie de certaines personnes peut basculer en une poignée de secondes. Le fait divers est une source d’histoires incroyables.

 

SIDONIE BONNEC, MAMAN

- Votre métier n’est donc pas incompatible avec votre rôle de maman…

 

Pas du tout ! Entre ma vie privée et ma vie professionnelle, j’ai trouvé mon équilibre. Je crois pouvoir dire que je suis la femme la plus heureuse du monde… Ou la femme la plus heureuse de ma rue !

 
- Le fait d’être maman a-t-il changé en quelque chose votre manière d’aborder votre travail ?

 

Je ne crois pas, à ceci près que je suis peut-être davantage habitée par cet instinct de protection. Cela me rend aussi un peu plus sensible, un peu plus humaine.

 
- Avez-vous mis de côté certaines de vos ambitions ?

 

Je ne pense pas. On peut être maman tout en voulant travailler dur. J’adore mon métier et je pense pouvoir bien le faire sans avoir à sacrifier ma vie de famille. Pour l’instant, je n’ai rien eu à sacrifier. À part peut-être mes nuits. Les femmes d’aujourd’hui sont quand même de sacrées héroïnes. On nous en demande toujours plus, que l’on travaille à la télévision ou à l’usine. En ce qui me concerne, j’ai la chance que le papa de ma fille soit un papa moderne qui mette la main à la pâte…