Frédéric Lopez : « J’ai découvert le pouvoir de l’instant présent »


Par publié le 14/11/2015 à 10h00


Des personnalités révèlent leur sens de l’autodérision : le nouveau talk-show de l’animateur se veut positif et bienveillant. À son image, et tel qu’il est vraiment.

Comment résumer le concept de ce magazine ?

C’est une émission qui fait du bien ! Il s’agit pour moi de réunir les gens les plus « inspirants » du pays et de révéler leur sens de l’autodérision. Des gens que j’admire, dans tous les domaines. Par exemple, pour la première émission, un champion, un savant ou bien encore un Français qui utilise sa créativité à rendre le monde plus beau. À une époque où tout le monde est inquiet, je veux les mettre en lumière.

Vous êtes entouré de chroniqueurs. Vous voilà chef de bande ?

Je dirais plutôt « chef d’orchestre ». Ce n’est pas une secte, je ne suis pas un gourou. Une dizaine de « talents » m’aident à révéler les invités. Ils ont chacun une personnalité forte et disent ce qu’ils veulent. Beaucoup ont travaillé avec moi pendant deux ans à France Inter. Les invités ne savent pas à quoi s’attendre. Il y a des surprises toutes les cinq minutes, pas forcément des bonnes, d’ailleurs (rires).

Ce nouveau magazine débarque alors qu’une nouvelle direction a été nommée à FranceTélévisions : y a-t-il un lien de cause à effet ?

Je ne peux pas dire le contraire. J’ai trouvé en Vincent Meslet, le nouveau directeur de France 2, quelqu’un de sensible à la création. Cela fait trois ans que j’avais envie de faire cette émission, quelque chose à la fois léger et profond. Jusqu’à présent j’ai rencontré beaucoup d’obstacles. Comme pour mes projets précédents, j’ai dû batailler pour l’imposer : quatre ans pour  La Parenthèse inattendue, sept ans pour Panique dans l’oreillette… C’était à chaque fois très dur, j’ai vraiment failli arrêter le métier. Je pensais qu’avec le succès, ce serait plus facile. Mais… non !

Quel impact espérez-vous avoir avec cette émission ?

Si elle ne plaît pas, je n’aurai à m’en prendre qu’à moi-même ! Bien sûr que la première a des défauts, que l’on va corriger au fil des numéros.

Où en êtes-vous de Rendez-vous en terre inconnue ?

Je reviens de trois semaines de tournage avec le comédien Clovis Cornillac. C’est un type d’une incroyable sincérité. Cette émission crée des liens très forts, et ce sont ces personnes du bout du monde qui nous en apprennent beaucoup sur nous. Je me souviens de Patrick Timsit avec moi dans la jungle. Il n’arrivait pas à dormir, et un chaman lui a dit : « Ne pense pas à demain pour trouver la sérénité ».

C’est ce que vous a appris cette émission ?

J’étais un anxieux ; j’ai découvert le pouvoir de l’instant présent. Les gens du bout du monde rient plus souvent que nous. On est partis, moi le premier, sur de fausses pistes concernant la définition du bonheur. Il faut redonner de l’importance au ressenti. Des sept émotions primaires, la joie est la seule positive. Il faut souligner les moments de l’existence où l’on est joyeux. Le stress peut tuer, il faut le fuir.

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