Nagui : dès qu’il y a moins de vannes, je sens mon public déphasé


Par publié le 02/07/2014 à 05h12


L’été est studieux pour l’animateur, qui prépare un jeu pour France 2 et une émission sur France Inter.

- Vous préparez en ce moment un nouveau jeu, Cherchez l’erreur. Pourquoi plancher sur une émission inédite alors que celles que vous présentez marchent si bien ?

 

Parce que l’on pense toujours que l’on peut mieux faire, malgré le succès. Et qu’il faut rester vigilant afin de ne pas laisser passer des formats sympas. Il n’y a pas d’évidence dans ce domaine… S’il y avait une recette miracle, cela se saurait. Mais sur le service public, mon «modjo», c’est de mélanger de l’humeur et de la culture générale. Dès qu’il y a moins de vannes, je sens que mon public est déphasé. Je peux donc m’éloigner un peu de mon registre habituel mais pas trop tirer sur l’élastique. C’est une alchimie à trouver…

 

- Comment avez vécu les valses hésitations de France 2, qui a évincé N’oubliez pas les paroles pour finalement vous rappeler après les échecs de Jusqu’ici tout va bien et L’Émission pour tous ?

 

Quand on fait partie d’une équipe, il faut accepter d’aller sur le banc de touche de temps en temps. Et Laurent Ruquier avait fait un pari risqué en tentant d’installer un talk-show sur cette case horaire. Je le dis très sportivement: ce type de programme n’est pas fait pour cartonner auprès des ménagères. Il n’y a que Cyril Hanouna qui sache pratiquer ce genre d’exercice

 

- Êtes-vous aujourd’hui en meilleurs termes avec Thierry Thuillier, votre directeur des programmes, qui vous a reproché certains propos sur ce même Laurent Ruquier ?

 

Même si mon interview donnée dans Le Tube l’avait énervé, il n’y a jamais eu de fâcheries entre nous. Nous nous sommes toujours parlé très franchement. Je suis diplomate, mais je ne sais pas mentir !

 

- Pouvez-vous nous dire un mot sur votre arrivée à France Inter à la rentrée, sur la tranche 11h-12h30 ?

 

Tout ce que je peux vous révéler aujourd’hui, c’est que je vais proposer une émission d’accueil. Mais la moindre des politesses envers ceux qui cogitent sur ce projet est de ne pas lâcher des noms. C’est un peu un retour aux sources pour moi qui ai débuté sur Radio France Côte d’azur, à une époque où Chantal Lauby et Bruno Carette y travaillaient. Malheureusement, je n’étais pas assez drôle pour intégrer Les Nuls (rires)…

 

- Que pensez-vous de The Winner, qui débarque bientôt sur TF1 et à qui on peut trouver un certain air de famille avec N’oubliez pas les paroles ?

 

Je n’ai vu pour l’instant aucune image, mais je vais regarder… Peut-être TF1 envie-t-elle nos scores d’audience en access prime time ?

 

- Allez-vous continuer à faire vivre Taratata via Internet ?

 

Ce n’est pas forcément bien barré. C’est trop tôt pour dire que ça pourra perdurer et ce serait trop pessimiste de dire aujourd’hui qu’on arrête tout