La vie des animaux à Fort Boyard


Par publié le 07/07/2014 à 12h25


Ce n’est pas l’Arche de Noé, mais ça y ressemble. Fort Boyard recense différentes espèces animales, gentiment féroces, chargées de veiller sur les indices. Présentation.

Dans Fort Boyard, les stars ne sont pas forcément celles que l’on croit. Les insectes, les serpents, les batraciens et les tigres rencontrés au fil des épreuves sont des vedettes à part entière et mériteraient d’être au générique, au même rang que les personnages et les candidats de l’émission. Dressés avec autorité par la célèbre Félindra, les tigres du Fort sont en fait des tigresses, dont une répond au doux nom de Min (rien à voir avec l’animateur Olivier Minne !).

Les petites bêtes, elles, résident le reste de l’année dans une animalerie située en région parisienne. Depuis six ans, Denis Lebon est ainsi en charge d’une soixantaine de serpents, une trentaine de mygales et autant de scorpions ainsi qu’une vingtaine de grenouilles et de crapauds, sans compter les mouches, blattes et autres vers en tout genre. Ces charmantes bestioles sont amenées sur le Fort par bateau en début de saison pour quelques jours d’acclimatation. « Il n’est pas question de stresser les animaux, précise Denis Lebon.

Chaque espèce est placée dans des terrariums adaptés à leur taille, à leurs besoins et à la température adéquate. Toutes les précautions sont prises pour leur bien être. Le seul moment où ils peuvent être stressés, c’est lorsqu’on les trimballe d’une cellule à l’autre. C’est d’ailleurs la principale difficulté de mon travail. » Pour la 25e année consécutive, toutes ces facétieuses bébêtes vont prendre un malin plaisir à faire hurler les candidats et à faire pâlir les plus beaux. Autre précision de Denis Lebon : « Avant chaque tournage, les candidats sont briefés sur la façon de manipuler un animal pour éviter de lui faire du mal. Mais dans l’angoisse de l’épreuve, et pour certains leur phobie de la bébête, ils peuvent se montrer un peu brusques. Je suis là pour les rappeler à l’ordre s’il le faut.

Dans l’ensemble, ça se passe plutôt bien. À la limite, ce sont les candidats qui sont le plus mal traités ! Des cris effrayés, ça, on y a souvent droit. D’ailleurs, depuis que le travaille dans le Fort, je suis devenu un peu dur d’oreille. » À l’avenir, cet animalier rêverait de voir apparaître de nouvelles espèces dans l’émission, histoire de terroriser un peu plus les candidats. « Ce serait amusant d’avoir un bassin avec des crocodiles ou des alligators ! Visuellement, ce serait génial, mais hélas !, pour des raisons évidentes de sécurité, c’est impossible. » Cette 25e saison ne déroge pas à la tradition : l’objectif du jeu n’est pas de faire du mal aux candidats, mais de leur faire peur.

Et comme par hasard, la production a tendance à choisir le candidat le plus réticent pour affronter les bestioles. Samedi soir, malgré son impressionnante carrure, nous étudierons avec intérêt le comportement d’un certain Sébastien Chabal, ex-rugbyman du XV de France, face à ces pensionnaires si accueillants…