Fort Boyard – dans les entrailles d’une légende


Par publié le 12/06/2014 à 02h09


À l’occasion des 25 ans du jeu d’aventure, «Télé Magazine» a arpenté les couloirs du fort le plus télégénique de France.

Une visite du fort Boyard, ça ne se refuse pas !

 

Même le journaliste le plus blasé peinerait à dissimuler son excitation à l’évocation d’une telle éventualité. Il faut dire que l’endroit a de quoi faire rêver. Mythifié par l’émission télé qui porte son nom – et qui fête cette saison ses 25 ans – il évoque, pour nombre de trentenaires et qua­dras d’aujourd’hui, bien des souvenirs de jeunesse.

 

Une visite des coulisses de Fort Boyard, ça se mérite aussi. Construit au milieu du XIXe siècle pour protéger l’arsenal de Rochefort, peu de temps avant d’être transformé en prison, l’endroit n’est pas simple d’accès. Situé entre l’île d’Aix et celle d’Oléron, ce navire de pierre ne se laisse aborder qu’au prix d’un périlleux treuillage à l’aide d’une imposante grue installée à l’extérieur de sa façade ouest. Une fois dans les entrailles du fort, alors que le tournage de la 25e saison de l’émission de France 2 bat son plein, on est vite happé par l’ambiance de ruche qui imprègne les couloirs et les soixante-six cellules où cent trente techniciens, producteurs et acteurs s’affairent sans relâche.

 

Le rez-de-chaussée dans son intégralité a été reconverti pour les besoins de l’émission et abrite, entre autres, un restaurant, une infirmerie, une menuiserie, ou encore une animalerie remplie de quelque soixante serpents, trente araignées, cinquante scorpions et d’innombrables blattes, sauterelles et vers divers et variés.

 

Intarissable sur l’histoire du fort, le producteur Pierre Godde rappelle que « quand Jacques Antoine a eu l’idée d’une émission à base de jeux de rôles et d’épreuves physiques, le lieu n’était pas arrêté. On avait dans un premier temps cherché des châteaux cathares, des lieux perdus.

 

Le fort s’est ensuite imposé, notamment grâce au souvenir que l’on avait de lui suite au succès du film Les Aventuriers, dont une scène importante fut tournée sur place. Par chance, le fort était en vente au moment même où nous cherchions un endroit atypique ». Son prix d’achat en 1988 : 1.500.000 francs, l’équivalent au­jour­d’hui d’un 30m2 dans Paris…